Yohan Vasse
La rubrique "Illustrateurs" de ce blog prend un peu la poussière on dirait.
Pour la réveiller j'aimerai vous proposer aujourd'hui de découvrir un jeune illustrateur, dessinateur et maquettiste qui vient d'ouvrir son blog (son book-blog ai-je envie de dire) Nintaka. Il s'agit de Yohan Vasse, que je côtoie grâce au Club Présences d'Esprits, .
Un bon dessin vaut mieux qu'un long discours. Voici donc un échantillon de son travail (le reste est sur Nintaka) :
La mosquée bleue, une Illustration pour la revue Éveil (Aquarelle et acrylique)
Une illustration du jeu de rôle Dogson's Creek (recueil Démiurges en herbe) - Encre et Posca :
Timothy Martin
Une fois n'est pas coutume je voudrais vous parler d'un peintre qui n'a pas (à ma connaissance du moins) illustré des oeuvres de SFFF. Il 'agit du peintre américain Timothy Martin qui est exposé du 27 mars au 11 juillet 2009, à la Mona Bismarck Foundation (Paris, 16è). C'est une première en France. J'aurais aimé visiter cette exposition mais ... donc je me console en admirant "virtuellement" ses ....
... différents instruments de musique ...
(cliquez pour ouvrir les images en grand dans une nouvelle fenêtre)
Glory of the Morning Bee
Crystal Vase Violin - Triptych String Hyd Cello
... chaises ...
Crustacean Chair
Queen Anne's Lace - Windsor Glads
Leopard & Anemones - Nanny Brooks
... canapés ...
Garden State Settee
Mothquest
Goats & Roses
... et surtout ses harpes ...
Harp Falls - Jewel Harp
... et ses pianos...
Lilypad Piano - Pianissimo Peacock
Pear Tree Piano
The Menagerie
Présentation de l'artiste tirée du site de la Mona Bismarck Foundation
Peintre américain de formation classique, Timothy Martin, surnommé «Le Naturaliste», est un Thoreau des temps modernes. Son geste et sa peinture rendent un hommage singulier aux mondes animal et végétal.
Un autre style... une autre interprétation de la nature
Tour à tour étudiant, professeur, charpentier et décorateur d’intérieur, Timothy Martin a, au cours de sa vie, incarné plusieurs personnages sans cesse à la recherche d’un style et d’un langage artistique propres, en quête absolue d’une facture, d’une lumière différente, d’un style qui «réconforterait le spectateur» tout en l’amusant. Ce style, il le trouve dans l’interprétation de sujets ou de compositions inspirés par des végétaux et des animaux. Un style pictural étonnant où l’artiste utilise les éléments de la nature pour interpréter à sa façon des sujets parfois récurrents comme les instruments de musique ou les meubles. Une contrebasse aux contours bulbeux ornés de fleurs de magnolias, un canapé composé de chèvres et de roses... Un vocabulaire allégorique et autant de scènes originales qui peuvent évoquer, sensiblement, les curieuses «têtes composites» de Giuseppe Arcimboldo.
Timothy Martin est un amoureux de la nature. Il se souvient des étés passés dans la ferme de ses grands-parents lorsqu’il était enfant, des joies des vagabondages à travers champs et de ces moments passés à feuilleter les catalogues de graines de sa grand-mère. Des images familières qu’il retrouve encore aujourd’hui dans sa ferme centenaire de Stockton, dans le New Jersey. Là, il continue à découvrir la nature, source d’inspiration infinie. Dans un «atelier-laboratoire», l’œil passionné de l’artiste dissèque jusqu’à l’âme la forme des plantes, l’anatomie des oiseaux, la couleur des fleurs.
Manchu
Manchu, de son vrai nom Phillipe Bouchet, est bien connu des amateurs de SF car il a illustré un grand nombre romans de SF pour différentes maisons d'édition (Le Livre de Poche SF, Présence du Futur, Vertige SF, Denoël Lunes d'Encre). Son style hyper-réaliste fait merveille lorsqu’il s’agit de représenter les paysages de Mars (une planète qui le fascine) ou des scènes d'un space opera au souffle épique. Il a notamment illustré Fondation d'Isaac Asimov, le cycle de La culture de Ian Banks et les romans de Gregory Benford.
Né en 1956 il a commencé à dessiner très tôt. 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick et les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune ont marqué son adolescence. Il a d'abord rêvé de devenir spationaute mais abandonnera cette piste pour intégrer l'Ecole Brassart de Tours et obtenir un CAP en dessin publicitaire. En 1976 il fait ses débuts dans l'univers de SF avec des travaux de design pour les dessins animés Il était une fois... l'Espace et Ulysse 31. En 1982 Gérard Klein lui proposera d’illustrer les volumes de la collection La Grande Anthologie de la science-fiction pour Le Livre de Poche. Il illustrera plus de deux cents ouvrages pour Le Livre de Poche. Parallèlement il se tourne vers le "space art" (la représentation de l'espace entre vulgarisation scientifique et art) ce qui l'amènera à collaborer avec les revues Ciel et Espace, Sciences et Avenir et Science et Vie Junior. Il a aussi travaillé sur différents jeux de rôles et BD comme Amenophis IV.
Manchu a reçu le Prix Visions du Futur en 2000, le Grand Prix de l'Imaginaire et le Prix Bob Morane en 2001.
Quelques exemples de son travail :
Du côté des couvertures de roman
Le sceptre du hasard Le creuset du temps
La fin de l'hiver La reine du printemps
Le radeau
Les chroniques de l'Inquisition

Fondation et empire Darwinia
Axis Excession
La machine Centaurienne Aube d'acier
Du côté du space art :
couverture de science et vie junior
hors série 21eme siècle
science et avenir 1992
Mars
L'astéroïde Hector
L'ISS
Jupiter, Terre, Lune
Et plus sur le site officiel de Manchu
Krystal Camprubí
Krystal Camprubí, née le 1er novembre 1976, a étudié la littérature médiévale, le fantastique celte et la mythologie celtique. La musique tient une place importante dans sa vie : d’abord par ses études de piano à l'École Normale de Paris, ensuite grâce au pianiste Ivo Pogorelich et pour terminer avec la harpe celtique.
Elle aime les préraphaélites, les illustrateurs du monde de Tolkien Ted Nasmith et Alan Lee, et Wojtek Siudmak.
Elle monte sa première exposition à l'Institut Géographique National de Paris en 2001. Amatrice de plantes carnivores, elle devient en 2002 l'illustratrice du magazine qui leur est consacré, Dionée. Alliant le travail du peintre et de l'illustrateur, elle partage son temps entre des expositions (Paris, Lyon Epinal...), des couvertures pour divers magazines et webzine (Khimaira, Deep Magic...) et des livres illustrés.
Les œuvres de Krystal Camprubí reflètent à merveille un monde féerique partagé entre douceur et mélancolie peuplé de personnages féminins qui, sous une apparence fragile, détiennent le pouvoir d’apprivoiser la vie sauvage.
En 2008 Krystal Camprubi a participé à la réalisation de la fresque des Imaginales
La préparation
L'ébauche et la finition
Aperçu de son oeuvre (cliquez pour ouvrir les images en grand dans une nouvelle fenêtre)
Si vous désirez découvrir le monde de Krystal, entrez dans The Wolrd Of Krystal Camprubi.
Siudmak
Mon préféré : Wojtek Siudmak. J'ai eu la chance : en 2000 il exposait ses toiles en 2000 à Grande Synthe (à côté de Dunkerque pour les curieux). J'ai pu voir "de mes yeux" 80 tableaux. Ils sont très impressionnants... voyez donc
(cliquez sur les images pour les agrandir)
![]() |
Son site officiel : Siudmak
Biographie tirée de Wikipédia
Wojtek Siudmak, né le 10 octobre 1942 à Wieluń est un peintre d'origine polonaise, installé en France.
Il étudie aux Beaux-Arts de Varsovie de 1961 à 1966. En 1966, il vient étudier à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts, à Paris, ville où il s'est installé depuis.
Il qualifie son œuvre de « fantastique hyper-réaliste ». Elle dépeint des univers fantasy, science-fiction, sur toile à la peinture à l'huile.
Il y a quelques points commun avec M.C. Escher, Max Klinger, Léonor Fini mais aussi Dali, Magritte et Paul Delvaux.
Son travail est principalement célèbre par ses illustrations de couvertures de romans de Science-Fiction.
Florence Magnin
Florence Magnin, née le 7 mars 1950 à Paris est illustratrice, dessinatrice et scénariste de bande dessinée française. A partir de 1984 elle illustre de de nombreuses couvertures de livres de science-fiction dont ceux de la collection Présence du Futur chez Denoël -on lui doit d'ailleurs les illustrations de la série les Princes d'Ambre de Roger Zelazny. Parallèlement, elle illustre un nombre impressionnant de revues consacrées aux jeux de simulation, travaille pour les enfants et poursuit une collaboration fructueuse au Fleuve Noir.
A partir de 1990, l'auteur réalise des bandes dessinées, tout d'abord en tant que dessinatrice sur l'Autre Monde et Mary la Noire. En 2002 elle scénariste elle-même ses histoires avec l'Héritage d'Émilie. Vous pouvez retrouver une biographie plus complète sur ce site (non officiel).
Ce que j'aime chez Florence Magnin ? tout : le trait, la composition, l'utilisation de son support en entier (le fond fait partie du tableau ce n'est pas que du décor ou du remplissage), sa minutie, son sens du détail. Ses compositions sont harmonieuses et ses tableaux magiques. Voici un aperçu de son oeuvre :
Les quatre saisons |
|
Et enfin une illustration de l'univers d'Ambre
et aussi une affiche - cadeau de Musky (where are you ?)
John Howe
John Howe, né le 21 août 1957 à Vancouver, est un illustrateur canadien qui s'est installé en Europe à 20 ans. Il s'est formé à l'école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. C’est en explorant les musées, les livres, l’architecture et les sculptures exceptionnels de cette ville qu’il s’est mis à la recherche d’un « réalisme fantastique » qui suggère une réalité vraie. On retrouve ses thèmes favoris dans les ouvrages qu'il a illustrés : La Guerre du feu de J.-H. Rosny, Le mystère de Greenwood de Malika Ferdjoukh, Dragons, Bilbo le Hobbit de J.R.R Tolkien et les albums de Claude Clément (La Ville abandonnée, L'Homme qui allumait les étoiles).
Son travail est étroitement lié à l'univers de J.R.R Tolkien par le papier et le fusain. Il a mis en image la Terre du Milieu . Avec Alan Lee il est une référence pour les fans. Peter Jackson ne s'y est pas trompé et lui a confié (avec Alan Lee) la direction artistique du Seigneur des Anneaux (décors, design des accessoires ...).
|
Gandalf The Grey |
The Dark Tower |
Flight To The Ford
|
John Howe John Howe fera l'objet d'une belle exposition à la Galerie Arludik (12, rue St Louis-en-l'île à Paris), du 16 avril au 17 mai prochains. L'artiste honorera même les lieux de sa présence lors du vernissage, prévu le 17 avril de 18h30 à 21h30. Une trentaine de dessins grand format originaux seront exposés, ainsi que des aquarelles issues de son dernier ouvrage, Fantasy art, disponible en librairie le 18 avril.
Sandrine Gestin
Sandrine Gestin est née en 1969 à Quimper. Elle a toujours eu une imagination proche des légendes celtiques et autres contes bretons. Les vieilles rues de Locronan et sa passion pour les films fantastiques (heroïc fantasy en premier lieu) vont l'entraîner à prendre des cours de dessin puis à s'inscrire à Paris dans une école d'art après son bac. Denoël lui fait faire sa première couverture en 1994. Suivent ensuite les éditions Gründ puis Mnemos et J'ai Lu. En parallèle elle illustre des couvertures de jeux de rôles, des cartes de collection et travaille pour des revues (Casus Belli, Dragon Magazine, Faeries...). Vous trouverez plus d'informations sur le site officiel de Sandrine Gestin
J'ai découvert Sandrine Gestin par ses illustration des 2 romans de Mathieu Gaborit aux éditions Mnemos et j'ai eu le coup de foudre. :
Je ne suis pas fan de son travail en entier (je trouve notamment que certains de ses portraits d'elfes ne sont pas convaincants) mais globalement j'aime son trait et son univers personnel. Son travail sur la lumière est très intéressant. Voici une partie de son travail que j'apprécie particulièrement :
Caza
On parle beaucoup du contenu des livres mais trop rarement des couvertures de ces livres. Les couvertures font parfois la différence pour un livre : si elle accrochent le regard et captent l'attention du chaland, le livre a plus de chances de se voir acheté et lu. Si elle rebute le lecteur (consommateur ?) passera son chemin et le livre restera abandonné sur l'étagère du libraire.
J'ai mes préférences sur les couvertures. Je suis plutôt hermétique au photographies et aux montages photo (sauf pour quelques exception comme Lignes de vie de Graham Joyce et Les enfants du plastique - 2 couvertures très différentes d'ailleurs). J'ai une petite préférence pour les dessins ou peintures et j'ai même des illustrateurs préférés.
Petite visite guidée chez les artistes des pinceaux...
Commençons avec Caza, illustrateur et auteur de bandes dessinées de SF et de fantastique. Caza est ce qu'on appelle une pointure, connue de beaucoup et reconnue de tous. Un dessinateur hors pair avec un style très personnel et reconnaissable immédiatement. Son site officiel, la case à Caza, est, comme beaucoup de sites off, une mine d'informations mais c'est aussi le reflet de l'homme qu'il est. Un homme engagé (entre autres choses vous pouvez lire son Machin du jour du 29/04/06), cultivé mais pas intello-méprisant et à la plume caustique (lire ses délits d'opinion qui sont un vrai régal), bref un type fréquentable. Voici un petit aperçu de ses oeuvres, la première illustration vous dit peut être quelque chose ? C'est celle conçue pour Imaginales, le festival des mondes imaginaires qui se déroule à Epinal tous les ans en mai.
Voici une biographie de Caza tirée de Wikipédia (fortement inspirée de celle présente sur la case à Caza :
Caza, de son vrai nom Philippe Cazaumayou (né en 1941 à Paris) est un dessinateur français. Fils d'un caricaturiste sportif et d'une mère professeur de dessin, il passe son enfance dans la région parisienne et son adolescence en Haute-Savoie.
À 18 ans, il remonte à Paris et devient apprenti chez un affichiste, puis il est graphiste publicitaire indépendant.
Après 10 ans passés dans la publicité, il décide en 1968 de s'orienter vers la bande dessinée et l'illustration de science-fiction. En 1970 paraît Kriss Kool, bande dessinée de SF psychédélique marquée par l'influence combinée de Jean-Claude Forest (Barbarella) et du pop-art (Guy Peellaert avec Jodelle et Pravda).
Il quitte Paris pour s'installer dans les Cévennes et, dans les années 70, il partage son activité entre des illustrations et couvertures pour diverses publications des éditions Opta et des histoires courtes dans le magazine Pilote (Contes Hystériques, Le caillou rouge, …)
En 1974, il commence à illustrer la collection de livres de poche J'ai Lu, pour qui il produira des couvertures de grands classiques de l'heroic-fantasy : Catherine Moore, Abraham Merritt, Leigh Brackett, etc.
Lorsque paraît Métal hurlant en 1975, il fournit à ce magazine des histoires de SF à tendance mythologique (Sanguine, L'oiseau Poussière). Son travail est alors basé sur le noir et blanc, il l'abandonnera petit à petit pour un travail en couleur plus pictural (Arkhê, Axolotls).
Dans Pilote, il se met en scène dans Scènes de la vie de banlieue. Ces chroniques, basées sur une satire acerbe de la vie moderne et sur l'intrusion du fantastique dans le quotidien, l'opposent à son voisin, le Français moyen.
Dans les années 80, il s'installe dans la région de Montpellier. Se consacrant définitivement à la SF, il entame dans Pilote L'âge d'Ombre. Pour les Humanoïdes Associés, il fournit la matière du recueil Laïlah où des thèmes mythologiques sont revisités par la SF et l'érotisme.
Dans le même temps, il participe à des portfolios collectifs, illustre Robert Escarpit, publie Mémoires des écumes (spectacle, album, film et disque). Il s'essaye aussi aux décors et costumes de théâtre pour une pièce de Victor Hugo.
De 1985 à 1987, il travaille avec René Laloux au film d'animation Gandahar d'après le roman de Jean-Pierre Andrevon, ainsi qu'à un court-métrage Comment Wang-Fô fut sauvé d'après la Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar.
À la fin des années 80, tout en continuant à travailler pour J'ai Lu, il illustre Skaith, de Leigh Brackett et fait connaissance avec l'illustration dans le domaine du jeu de rôle (Simulacres, l'Appel de Cthulhu) et du jeu vidéo (Kult).
Dans les années 1990 il se consacre principalement à une longue série en bande dessinée : Le Monde d'Arkadi, ou Chroniques de la Terre fixe. Il produira également, en tant que scénariste, une série d'heroic-fantasy à tendance humoristique : Amiante, dessinée par Patrick Lemordan.
En 1993, la Maison d'Ailleurs d'Yverdon-les-Bains, musée européen de la SF, lui consacre une exposition rétrospective. Le festival Utopia 2000 en fait autant.
Le film d'animation Les Enfants de la pluie, tiré d'un roman de Serge Brussolo et réalisé par Philippe Leclerc, sort en 2003, avec une musique de Didier Lockwood. Caza en est le co-scénariste et le concepteur graphique.
























































































