14 mai 2012

Prix Futuriales - Les lauréats

Les prix Révélation des Futuriales ont été remis lors du festival qui s'est tenu le 12 mai :

Catégorie Révélation adultes :

Avant le déluge de Raphaël Albert (Éditions Mnémos)

 Avant_le_d_luge

Étaient aussi nominés :

  • Les tangences divines de Franck Ferric (Éditions du Riez) ;
  • Eternity Incorporated de Raphaël Granier de Cassagnac (Éditions Mnémos) ;
  • Bloody Mary de Jacques Martel (Éditions Black Book) ;


Catégorie Révélation Jeunesse :

Les pousses-pierres d’Arnaud Duval (Éditions du Riez)

les_pousse_pierres

Étaient aussi nominés :

  • Alamander d’Alexi Flamand (Éditions L’Homme Sans Nom) ;
  • L’affaire Jonathan Harker de Stéphane Tamaillon (Éditions Gründ) ;
  • La route des magiciens de Frédéric Petitjean (Éditions Don Quichotte).

Le prix du jeune illustrateur a été remis à Valentin Jacquet pour cette oeuvre :

valentin_zombies1

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13 mai 2012

Rencontre avec Georges Panchard

Hier, M. Lhisbei et moi étions en vadrouille à Paris. Une journée à Paris (encore !). Et en bonne compagnie qui plus est. Et, bien entendu, nous allons tout vous raconter par le menu.

La journée à commencé (tôt - il a été dur de nous arracher à notre lit pour attraper le TGV) sous les meilleurs augures et sous le patronage de Saint-Michel puisque nous avons fait des trouvailles chez Boulinier. Boulinier qui colle des étiquettes d'épicier qui laissent des traces sur les bouquins, ce qui m'énerve un peu. Voici nos achats : un livre pour moi (sauras-tu deviner lequel, cher visiteur ?), le reste pour M. Lhisbei (étonnant non ?).

(Clic)
boulinier

Après une visite non concluante chez Gibert (oui, nous pouvons parfois ne pas acheter des livres), direction la terrasse ensoleillée du Lutèce pour un café avant de rejoindre une petite brasserie du côté de l'Alma pour un moment privilégié. Qu'est-ce qu'un moment privilégié pour un couple de blogueurs littéraire spécialisé SFFF ? Il s'agit de la rencontre, en comité restreint et en bonne compagnie (entendez par là avec d'autres blogueurs SFFF) d'un auteur de SFFF. Ici c'était Georges Panchard, auteur suisse dont les romans Forteresse et Heptagone sont publiés chez Robert Laffont dans la prestigieuse collection Ailleurs et Demain, qui avait fait le déplacement pour une recontre avec des blogolecteurs. En plus du plaisir de discuter à bâtons rompus avec Georges Panchard et une partie de l'équipe d'Ailleurs et demain, nous avons eu la joie de revoir Tigger Lilly et Anudar et de faire la connaissance de Leto (futur blogueur s'il cède aux pressions d'Anudar). Nous avons passé près de 4h en compagnie de Georges Panchard à discuter de Forteresse, d'Heptagone, de ses projets d'écriture, de politique, de SF, de web, d'édition numérique, de la disparition de la SF dans les quotidiens nationaux... en passant par la Suisse, la bière ou la photo ... des sujets sérieux et d'autres beaucoup moins sérieux donc avec un éclectisme impressionnant (Georges Panchard a notamment évoqué Jan Banning, photographe néerlandais et sa série de photos sur les bureaucrates du monde entier). Georges Panchard, en plus d'être très sympathique, a aussi beaucoup d'humour et nous le remercions chaleureusement de nous avoir accordé un peu de son temps (temps qu'il a pris sur son temps d'écriture).

(Clic)
Georges_Panchard_1  Georges_Panchard_2

georges_panchard_d_diace

L'après-midi était bien avancée quand nous sommes sortis du restaurant. Avec Anudar et Leto nous nous sommes ensuite rendus chez Scylla (parce qu'une visite à Paris sans passer par cette librairie relève du blasphème). Nous y avons croisé Nébal et Nick (qui, étonnamment, a préféré la terrasse de Scylla à un match de rugby) et un jeune lecteur qui ne lit pas que de la littérature jeunesse. Il est entré en fantasy avec les Chevaliers d'émeraude et maintenant ses goûts le portent vers Gemmel. En SF il a beaucoup aimé Desolation Road et Heptagone. Ce môme nous a tous mis du baume au coeur (la relève est là !). Nous avons beaucoup papoté et, bien entendu, nous avons fait des achats : un livre pour moi (sauras-tu deviner lequel, cher visiteur ? bis), le reste pour M. Lhisbei (c'est une constante).

(Clic)
Scylla

Vous pouvez allez lire le compte-rendu d'Anudar et de Tigger Lilly. Et l'interview préparée par Gromovar...

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12 mai 2012

Nouvelles à ne pas y croire

nouvelles___ne_pas_y_croireNouvelles à ne pas y croire

De Fabien Maréchal

Dialogues - 120 pages

L'illustration de couverture annonce d'emblée la couleur. Les sept textes au sommaire de ce recueil vous mettent la tête à l'envers. Un petit grain de folie, une bizarrerie, l'impression que quelque chose cloche et voici un monde qui ne tourne pas rond. Et quand les repères s'effacent, l'homme se met à nu. 

Il faut toujours bien fermer portes et fenêtres. Sinon la cafetière se fait la malle, le paquet de pâtes tente de rejoindre son habitat naturel d'avant transformation et c'est la voiture qui décide ou pas de vous transporter. Dans « Café ? », les objets agissent de leur propre chef, reprennent leur liberté et le chaos n'est pas loin... surtout dans une société de consommation effrénée qui en perd ses repères et la raison. Folie assurée.

« Nus », la plus longue des nouvelles, met en scène un dîner entre amis. Dans un pavillon de banlieue, Hélène et Éric reçoivent Martine et Henri. Rien de très original, si ce n'est que Martine et Henri sont nus. Absolument et irrémédiablement nus. Ce qui, allez savoir pourquoi, exacerbe les caractères, révèle les personnalités et finit même par marquer les différences sociales...   

« Pas de nouvelle… » tutoie l'absurde et la satire. Le rédacteur en chef d'un journal télévisé cherche avec fébrilité une bonne nouvelle à diffuser pour égayer l'édition du soir, entre reportages de guerre et faits divers sordides. Il désespère de ne pas en trouver. Et que fait-on quand on ne trouve pas ce qu'on cherche ? Eh bien oui, on invente. Mais s'il est facile d'inventer une bonne nouvelle, il faut ensuite la réaliser...

« Récréation » nous offre une pause dans ce monde sans dessus-dessous. Allumons le poste de télévision et vidons-nous la tête devant la dernière émission de télé-réalité à la mode. Cette dernière consiste purement et simplement à dénoncer les travers de ses voisins, les mesquineries de son entourage, les actes immoraux ou les crimes et délits de sa famille devant un animateur déchaîné à l'enthousiasme qui ne faiblit jamais (Nikos sort de ce personnage !) et des millions de téléspectateurs voyeurs. La délation à son paroxysme, une effrayante mise en abyme d'un phénomène de mode persistant qui ne fait que rarement ressortir le meilleur de l'être humain. 

« La Ligne » est un texte empreint de nostalgie sur un temps qui n'existe plus, celui où les trains n'avaient ni horaires, ni destinations connues. Monter dans un train c'était partir à l'aventure, sauter dans l'inconnu et commencer une nouvelle vie. 

« Les voisins » paraissent de prime abord terriblement normaux. Ils cuisinent, en outre, très bien. L'ingrédient principal de leurs menus n'est pas banal : ce sont leurs voisins. L'horreur prend, dans ce texte, l'apparence de la normalité.

Dans « Ceux d’en haut » les oiseaux ont pris le pouvoir. La dictature à plume est impitoyable et la métaphore de notre société sans artifice. Alfred Hitchcock avait raison de se méfier des volatiles.
Un extrait
« Le procureur s’est levé en prenant appui sur sa tablette. La calvitie lui dessinait une auréole monastique. Il portait de fines lunettes au cerclage presque invisible, posées très en avant sur le nez. Les procureurs sont de fer. Mais celui-là paraissait rouillé de l’intérieur. Les oiseaux, à ce qu’on raconte, lui avaient presque dicté ses réquisitions. Sa voix grinçait. Au milieu de son texte, il a enlevé ses lunettes et s’est essuyé les yeux avec un pan de sa robe.
Il a prononcé les mots « exemplarité » et « devoir » à plusieurs reprises. Il semblait toutefois ne plus comprendre la loi qu’il faisait appliquer, ne plus reconnaître la société qu’il était censé défendre. Mais entre la justice et sa tâche, il choisissait sa tâche. »

Si tous les textes du recueil n'apportent pas une réflexion profonde sur la nature humaine - car c'est bien de cela qu'il s'agit en fait - ils nous tendent un miroir déformant suffisamment déjanté pour nous pointer l'absuridté de notre monde tout en restant assez léger pour nous autoriser à ne pas l'utiliser. Au lecteur de choisir puis de se poser les bonnes questions s'il décide de d'y jeter un oeil. En fin d'ouvrage un QR code permet aux possesseurs d'un smartphone de télécharger gratuitement le recueil au format pdf - pour ceux qui n'ont pas de smartphone, le téléchargement est possible grâce à un lien. C'est astucieux même si un peu accessoire.

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11 mai 2012

Braderie vide Bibliothèques

Les 2 et 3 juin, la médiathèque José Cabanis, 1 allée Jacques Chaban-Delmas à Toulouse organise une braderie Vide bibliothèques !

À la veille de l’été, faites provision de lectures, des rencontres insolites ou nostalgiques vous attendent : venez nombreux profiter d’une braderie de livres de fiction (romans, bd, polars, théâtre, poé-sie, albums jeunesse…) retirés des collections.

Faites-vous plaisir, à petits prix et pour une bonne cause, puisque les recettes seront intégralement reversées à Vaincre l’autisme, association qui crée des lieux de vie pour les enfants autistes, où le livre a toute sa place.

Samedi 2 juin de 10h à 19h
Dimanche 3 juin  de 14h à 18h 
Médiathèque José Cabanis à Toulouse

L'information vient d'Acr0.

 

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10 mai 2012

Brins d'éternité n°32

Brins32aLe numéro 32 de Brins d'éternité (printemps 2012, 100 pages) est disponible. Brins d’éternité est une revue québécoise francophone et indépendante consacrée aux littératures de l’imaginaire : science-fiction, fantastique et fantasy. Elle a pour objectif d’offrir une plate-forme de publications aux auteurs et illustrateurs québécois, qu’ils soient vétérans ou débutants.

Au sommaire des fictions :

  • « Rêves de rédemption » de Martin Lessard
  • « Rose, du jardin des rêves perdus » de
  • « La Maillarde » de Geneviève Blouin
  • « SeXeX » et « Mi-Mort » de Marius Mars
  • « Le monstre d'Hollywood » de Nicolas Handfield
  • « Le talent d'Ati » de Dave Côté


Les illustrations intérieures sont de Valérie Bédard, JuboAdeline Lamarre et Tina Mailhot-Roberge. L'illustration de couverture est de Pascal Blanché.

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09 mai 2012

Heptagone

heptagoneHeptagone

De Georges Panchard

Robert Laffont Ailleurs et Demain - 478 pages

Sept personnages, sept trajectoires, sept parcours de vie pour former un tout cohérent qui vient compléter Forteresse, c'est ce que nous propose Heptagone. Heptagone et Forteresse peuvent se lire indépendamment l'un de l'autre mais, si vous avez l'intention de lire les deux, mieux vaut commencer par Forteresse. Si vous commencez par Heptagone, les points clés de Forteresse vous seront en partie dévoilés diminuant d'autant votre plaidir de lecture si vous décidiez de prolonger le voyage avec ce dernier. Mieux vaut donc suivre l'ordre de publication, d'autant plus que Forteresse est sorti en poche en 2009 et qu'il est toujours disponible. Heptagone reprend donc sept personnages présents dans Forteresse et nous livre leur histoire avant, pendant ou après les évènements de Forteresse.

Nous retrouvons d'abord Haruki Miyagawa, l'énigmatique ninja, le servant nostalgique d'un Japon fantasmé où les samouraïs respectaient encore le bushido. Nous suivons sa jeunesse, sa transformation physique et mentale en tueur froid et obéissant par une firme transnationale et ses débuts. Un texte émouvant et poignant qui reste empreint de violence.

Puis nous l'auteur revient sur les pas d'Adrian Clayborne, chef de la sécurité de Haviland Corporation en plein débat philosophique sur la suite à donner à sa carrière après la mort de Brian Mannering, le big boss. Le personnage de Clayborne est presque l'incarnation du bon flic des films américains, un peu justicier sur les bords, beau garçon et droit moralement. Il est trop lisse à mon goût et la happy-end romantique qui lui est réservée m'a plus agacée qu'autre chose. Heureusement ce côté "homme parfait" est terni par son échec à retrouver et à punir les meurtriers de Mannering.

Nous suivons ensuite l'itinéraire de Gianna Caprara, policière italienne mais aussi guerrière pendant les luttes contre les islamistes intégristes. Ici le destin personnel et intime du personnage est âprement mêlé à celui de son pays, d'une Europe en pleine guerilla ou en reconstruction. L'un des plus beaux textes du roman.

Sherylin Leighton, l'exilée, qui semble fuir le régime de son pays, à moins qu'elle ne fuie autre chose. Ce personnage, présent en arrière-plan dans Forteresse, prend ici plus de consistance. Sa psychologie, son fonctionnement intérieur, sa dualité sont mises au jour. C'est l'un des textes qui apporte le plus de réponse sur l'intrigue principale de Forteresse, le suicide/meurtre de Mannering. 

Jack Barstow le dissipateur se retouvre face à un Archange, un des meilleurs tueurs de l'UABS (Union of American Biblical State), chargé de l'éliminer après la dissipation de Richard Winfield, le provocateur qui avait ridiculé le révérend Beveridge, Président d el'UABS lors d'un discours télévisé. Sa vie et ses souvenirs défilent lors de l'instant final. Barstow nous éclaire sur la guerre vécue au Royaume-Uni et l'arrivée massive des réfugiés politiques américains même si c'est par le petit bout de sa lorgnette personnelle.

Avec John Fuller, le bras droit de Beveridge, nous avons l'occasion de revenir sur la naissance de l'UABS, sur la révolution religieuse portée par ce prédicateur. Le décorticage est sans concession et reste terrifiant.

Le dernier texte revient sur Lyndon Mitchell, l'artiste américain à fleur de peau qui se suicide dans Forteresse. Le flashback est total et ce texte pourrait être l'introduction de Forteresse tant il prépare son arrivée.

La construction de Heptagone impressionne presque autant que celle de Forteresse  même si elle est moins complexe. Les flashbacks sont utilisés de manière différente : là où la narration changeait de personnages et de temporalité dans Forteresse, ici les septs histoires sont cloisonnées et les flashbacks ne concernent qu'un seul personnage à la fois. Heptagone se révèle donc plus facile d'accès. Heptagone est dépourvu de certains défauts présents dans Forteresse. Moins outrancier, le trait dénonciateur y est moins épais et le monde présenté ici gagne en nuance. Il permet aussi d'aller plus loin dans le démontage des mécanismes politiques découverts dans Forteresse : la montée de l'intégrisme religieuse aux Etats-Unis qui a débouché sur la création des Etats Bibliques ou la guerre de religion en Europe y sont dissequées plus avant.

Un extrait pour terminer, extrait dans lequel Gianna Caprara se remémore une fête entre collègues, un extrait anecdotique mais qui ma plus marqué que les autres :
« Il avait apporté un trousseau de tiges de métal utilisé par les malfrats pour ouvrir des serrures, qu’il avait du faucher dans un des cartons du sous-sol. L’objet avait, les archives l’attestaient, été saisi sur un voleur en 1920.
Rossi avait aussi apporté une vieille serrure à demi rouillée, ses deux parties fixées sur une grosse planche. Le concours avait consisté, bien sûr, à la crocheter le plus rapidement possible au moyen des outils du siècle précédent.
Ils avaient tous un eu appris à faire ça, un jour ou l’autre, puis l’avaient oublié, se concentrant sur les dispositifs modernes, bourrés d’électronique, et de nanotechnologie pour les plus avancés. Seuls quatre des flics avaient réussi. Et Gianna avait gagné, après de nombreux tâtonnements et jurons, en une minute et quatorze secondes. Il y avait eu des commentaires sur les vertus d’une main de femme. Comme prix de son exploit, elle avait reçu le trousseau qu’elle baladait souvent dans une poche de son blouson. Elle ne s’en était servie qu’une fois, lors d’une perquisition chez un receleur, mais il était parfait pour lester un vêtement, de manière à pouvoir mieux en écarter le revers si elle devait sortir son pistolet très vite. Il était temps qu’il resserve. »

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     Défi Littérature suisse

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08 mai 2012

Prix Imaginales des lycéens et collègiens 2012 - Les lauréats

Les lauréats des prix Imaginales des collégiens et des lycéens ont été dévoilés début mai.

Prix Imaginales des collégiens : Charlotte BOUSQUET, Nuit tatouée (La Peau des rêves, 1), L’Archipel, 2011

(Clic)
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Étaient aussi nominés :

  • Marie Caillet, L'héritage des Darcier, Michel Lafon, 2010
  • Nadia Coste, Les Rives du monde (Fedeylins, T1), Gründ, 2011
  • Christophe Lambert & Sam Vansteen, La Fille de mes rêves, Syros, 2011
  • Guillaume Lebeau, Banquises de feu (La saga de Sakari, 1), Rageot, 2011
  • Jean-luc Marcastel, Le Dernier hiver, Hachette, 2011

Prix Imaginales des lycéens : Stéphane Beauverger, Le Déchronologue, Folio SF, 2011

(Clic)
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Étaient aussi nominés :

  • Fabien Clavel, Le Châtiment des Flèches, Pygmalion, 2010
  • Nicolas Debandt, Marc-Antoine Fardin, Iluvendan, L'Homme sans nom, 2010
  • Anne Fakhouri, Narcogenèse, L'Atalante, 2011
  • David S. Khara, Le Projet Bleiberg, Critic, 2010
  • Xavier Mauméjean, L'Ami de toujours, Flammarion, 2011

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07 mai 2012

La Comédie du Livre de Montpellier

affiche_cdl2012_smallLa 27ème édition de la Comédie du livre se tiendra à Montpellier les 1, 2 et 3 juin.

Au programme : des entretiens, des tables rondes, des rencontres scolaires, des lectures, des dédicaces, des petits déjeuners littéraires ou tea-time ou encore des concerts. Cette année, la littérature étrangère mise à l'honneur est celle du Royaume Uni avec plus d'une trentaine d'auteurs britanniques ayant confirmé leur venue... dont des auteurs de nos mauvais genres préférés : Iain M. Banks, Glen Baxter, Joseph Delaney, Anne Fine, Ian McDonald, Christopher Priest, Jonathan Stroud. La liste complète des invités est à consulter sur cette page.

Amis du Sud je vous souhaite un bon amusement !

 

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06 mai 2012

Actualités spatiales (30)

Une surprise, pour commencer ces actualités spatiales, avec Messier 104, la galaxie du Sombrero qui cache bien son jeu. On la croyait galaxie spirale, on l'aimait et on la photographiait pour cela. Mais elle nous aurait peut-être menti  : il est possible que deux galaxies soient imbriquées comme le montre les deux disques distincts sur ce cliché pris à l'infra-rouge.

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sombero_infra_rouge

Deux puissantes éruptions solaires ont été filmées en moins de 24 heures, le 15 et le 16 avril :

Le Système Fomalhaut fait beaucoup parler de lui mais je retiens surtout l'image fournie par Herschel :

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Hubble fête ses 22 ans en fournissant une image exceptionnelle de la Tarentule et on ne s'en lasse pas :

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heic1206a_1280x1024

Cette image de l'amas ouvert NGC 2040 est une redécouverte. Elle a été débusquée dans les archives du télescope spatial Hubble par Eedresha Sturdivant, un participant du concours Hubble's Hidden Treasures 2012, lancé en mars 2012. C'eût été dommage de la laisser moisir dans les archives...

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NGC_2040_1280x1310

Certains astronomes amateurs sont vraiment bons : en témoigne ce cliché de NGC 2264, la nébuleuse du Cône dans la constellation de la Licorne, pris par Rolf Geissinger (il a nécessité 14 heures de pose) :

(Clic)
neb2_01

Ceci est un oeuf. Si ! Si ! Il est photographié par Hubble.

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Egg_Nebula_800

Et une image qui date un peu mais qui impressionne toujours autant : les aurores polaires sur Uranus :

(Clic)
uranus_aurores_polaires

Direction Mars, avec cette tornade de poussière :

(Clic)
tornade2_mro_1600_1200

Une petite carte postale de Rosetta ? Pris lors de son survol de l'astéroïde Lutetia

Voici les 3 télescopes auxiliaires du VLT. La photo est impressionnante de majesté :

(Clic)
auxiliaires_VLT

Vous n'avez pas pu rater ça (et si vous l'avez raté, vous pouvez cliquer sur tous les liens pour rattraper ça) : les adieux à Discovery mais aussi à Enterprise (en image ou en vidéo ici), deux modèles de navettes qui ont rejoint les musées. Atlantis et Endeavour suivront.

(Clic pour Discovery au dessus de Washington DC)
discovery_fin

(Clic pour Enterprise au dessus de New York City)
la_navette_enterprise_adieu

Admirons pour terminer l'arrimage de l'ATV-3 Edoardo Amaldi à la station spatiale internationale, le 29 mars dernier :

(Clic)
arrimage_ATV

Helmut Jerjen, astrophysicien bâlois installé en Australie, revoit la théorie sur la formation des galaxies. La matière noire fait encore parler d'elle : existe ? n'existe pas ? Mai sera le mois de la lumière cendrée de Venus : les astronomes vont tenter de déterminer si le phénomène est réel et de trouver sa cause. L'étoile HD 10180 serait entourée d'au moins neuf planètes, elle (rendons à Pluton sa place de 9eme planète !). Un super-vent balaie les grains de poussière des géantes rouges. Le cargo européen ATV-5 Georges Lemaître sera incendié une fois sa mission terminée afin de réaliser des mesures scientifiques. Nous avons perdu Envisat, nous l'observons et nous ne sommes pas sûr d'être en capacité de renouer le contact. La NASA prolonge la mission de Dawn autour de l'astéroïde Vesta. Un objet non identifié tombe du ciel en Sibérie et un autre se désintègre en Californie. Nous irons sur Mars, un jour. Phoebé, un satellite de Saturne, se dévoile peu à peu. Apex sonde la poussière de la Ceinture d'Orion. On a observé l'agonie d'une étoile dévorée par un trou noir super-massif. Dragon de SpaceX, le premier cargo envoyé par une entreprise privée décollera-t-il demain à destination de la station spatiale internationale ? Hubble a utilisé la Lune comme miroir pour observer le transit de Vénus. L'Agence Spatiale Européenne (ESA) vient d'annoncer quelle sera sa prochaine grande mission sa mission d'exploration : JUICE (JUpiter ICy moons Explorer) ira observer les lunes glacées de Jupiter. (Juice ? Vraiment ? Vous ne trouvez pas qu'ils auraient pu trouver un acronyme moins... plus ... disons... neutre ?).

L'Observatoire de l'Espace du CNES participera à la prochaine nuit européenne des musées, le samedi 19 mai. Il proposera, en mobilisant 30 musées, une manifestation sous forme de Controverse spatiale.

Toujours sérieux mais plus surprenant ... Demain un internet quantique ? Un peu de cuisine de science-fiction ? Hillary Clinton se verrait bien aller faire un tour dans l'espace (moi aussi ... qui me paie le billet ?). Des chercheurs recréent le tournevis sonique de Doctor Who. Les robots se mettent à l'écologie. Et Sébastien Vauclair, un astronome, veut créer une réserve naturelle d'étoiles au Pic du Midi (et je soutiens l'initiative). La NASA lance un programme d'observation des astéroïdes potentiellement dangereux. Avis aux astronomes amateurs !Des hommes d'affaires veulent aller exploiter les astéroïdes. Leurs noms ? James Cameron et Larry Page le cofondateur de Google... Chiche les gars ? La Russie revoit son programme spatial à la baisse. Quant à la voiture autonome, elle fera de l'oeil aux piétons pour leur sécurité. En Zambie, des photos témoignent d'un programme spatial avorté. Le dessinateur Boulet a fait un tour en impesanteur : voici le résultat...


Boulet dessine en impesanteur par CNES

Et pour terminer, voici une vidéo terrestre : c'est comment l'oeil d'un cyclone ?

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05 mai 2012

Du Sel sous les paupières

du_sel_sous_les_paupi_resDu Sel sous les paupières

De Thomas Day

FolioSF - 304 pages.

Judicaël, surnommé l'Apache, seize ans, est un ado précoce. Il faut dire qu'en 1922 dans une ville de Saint-Malo recouverte d'une brume toxique, cadeau empoisonné de la guerre qui a précédé, sa vie n'est pas rose. Orphelin de père (la guerre toujours) et de mère (la tuberculose cette fois), il survit avec son grand-père aveugle et alcoolique en vendant des illustrés. Voleur et bagarreur, il s'est déjà fait une petite réputation. Son coup de foudre pour Mädchen va changer sa vie (bon c'est le lot de tous les coups de foudre me direz-vous) et quand la belle disparaît, il ne peut que partir à se recherche. En espérant que le Rémouleur, un croque-mitaine, ne l'ait pas dépecée dans un coin perdu du port.

Ne vous figurez pas que parce que Judicaël est encore à moitié môme, Du Sel sous les paupières s'adresse à un jeune public. Parce que ce n'est pas un roman jeunesse. C'est, par contre, un roman pour tous ceux qui aiment les contes, l'Irlande et ses mythes, le steampunk, l'uchronie, le dépaysement, l'aventure, les voyages, les histoires d'amour romantiques, la fantasy, l'humour et les clins d'oeil et références, à Frankenstein par exemple (mais pas que) — faites-vous plaisir à les traquer pendant la lecture. Et comme le conte est signé Thomas Day, il y a aussi la guerre, des vies où rien n'est rose, la maladie, des mondes violents (que ce soit le monde réel dans lequel évolue Judicaël ou celui du Sidh, cet autre-monde celte), des scènes troubles voire malsaines — pour ceux qui ont lu le livre (ou qui le liront) je pense à la scène de l'entretien entre Mädchen et l'Ogre, un bibliothécaire collectionneur fou retranché sur l'île de Guernesey — et un peu de sexe (l'amour platonique habituel des romans jeunesse n'est pas de mise ici). Dans les remerciements, l'auteur écrit qu'il ne lui « reste plus qu'à caviarder tous les passages interdits aux moins de six ans » (le roman est dédié à son fils). Même si  Du Sel sous les paupières est bien plus soft que Le Trône d'ébène par exemple, il reste empreint de violence, qu'elle soit verbale, physique, psychologique ou morale, de rudesse et d'une forme de réalisme. Pour autant ce n'est pas un roman sombre : l'espoir, l'amour, la noblesse d'âme, l'amitié, la beauté et la rédemption n'en sont pas absents. Ils donnent même l'occasion de magnifiques scènes, touchantes, tendres ou tristes, portées par une plume délicate. On est donc très loin de l'ambiance aseptisée et lisse du Club des cinq. Et c'est heureux (faut-il le préciser ?).

Du Sel sous les paupières est un roman foisonnant, un fourre-tout sans fouillis, qui parvient à offrir un peu plus que ce que le texte de quatrième de couverture, qui ne ment pourtant pas, promet.

Un extrait :
« Autour des amants enlacés, les jacinthes fleurirent, les arbres se couvrirent de feuilles à l’exception du chêne qui mêlait ses dernières forces à celles focalisées au centre de la clairière. Judicaël, allongé sur le dos, et Mädchen, qui le chevauchait, fermèrent les yeux en même temps, exhalèrent le même soupir et ne virent pas jaillir de terre l’arbre qu’ils venaient d’y planter : un immense frêne, dressé à la frontière du monde des hommes et du monde des dieux, un frêne magique qui, arraché au Sidh, les traversa de part en part, lui d’abord, elle ensuite, avant de disparaître.
Quand ils rouvrirent les yeux, essoufflés, sa maladie à elle n’avait pas disparu, des soucis à lui non plus.
Et leurs âmes avaient déjà commencé à voguer vers l’Irlande. »

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