25 août 2011

Spaceballs, La Folle histoire de l'espace

spaceballsSpaceballs, La Folle histoire de l'espace

De Robert Lawrence Stine

J'ai Lu - 160 pages

Spéciale dédicace à Nick (il sait pourquoi)

Connaissez-vous le film de Mel Brooks sobrement intitulé Spaceballs (qu'on pourrait traduire par Les couilles de l'espace me dit Wikipédia) ? Non ? Et bien je ne peux que vous conseiller de regarder le film plutôt que de lire la novélisation de "Jovial Bob Stine". Oh ce n'est pas la pire novélisation qu'il m'ait été donné de lire mais pas loin... Le scénario est  peine étoffé et certaines scènes sont soit coupées soit trahies. Certains ajouts en forme de clins d'oeil sont assez sympas mais ils sont finalement peu nombreux. Et l'histoire dans tout ça ? Vous prenez les archétypes du cinéma de SF à commencer par Star Wars, ceux des contes de fées, une pincée de Star Trek, Indiana Jones, La Planète des singes, Alien, Rambo (égrenez les références ...), un anneau magique, agitez le tout dans un shaker taille XXL, passez au micro-ondes lasers, puis ajoutez quelque glaçons et vous obtenez un film tout à fait cohérent, totalement déjanté et très drôle. Du côté du livre c'est un peu plus dur à avaler. Il manque la gestuelle des acteurs, les décors en carton-pâte et le kitsch assumé. Et beaucoup de ces références se perdent en route ôtant le peu de sel qu'il y avait.
La traductrice ne s'est pas foulée : un mot difficilement traduisible ? Ben on ne traduit pas et tant pis si le bouquin perd un peu de sens. Le "schwartz" restera donc le "schwartz" et le côté obscur de la force passera à la trappe. Et le super-méga-grand vaisseau spatial des méchants qui se transforme - comme les jouets bien connus à l'époque du film (bon sang je jouais avec ces machins-là), jouets portés récemment sur le grand écran en trois opus d'une débilité navrante - sera baptisé Convertible plutôt que ... Transformer... *soupir*. 

Perso j'ai regardé le film en même temps que je lisais la novélisation : un petit peu de lecture, un peu de vidéo et ainsi de suite. Je n'ai qu'un conseil : oubliez la novélisation. Faut être bourré pour la lire (c'est peut être pour cela que c'est une marque de bière qui l'offrait...). Le film en revanche, vous pouvez y aller et y revenir.

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Summer Star Wars

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20 août 2011

Clementine

clementineClementine
Le siècle mécanique T2

De Cherie Priest

Eclipse - 272 pages

Boneshaker, le tome 1, m'avait franchement fait sortir des mes gonds. Mais comme je n'aime pas rester sur une mauvaise impression, j'avais tout de même décidé de poursuivre mes investigations sur l'univers steampunk de Cherie Priest. Qu'en est-il de ce tome 2 alors ? C'est ... moins pire. Parce que je ne peux pas dire que c'est beaucoup mieux.

Maria « Belle » Boyd est une ancienne espionne confédérée qui s'est faite virer comme une malpropre. Après plusieurs reconversions, elle se retrouve veuve et presque sans le sou. Elle se fait embaucher par une agence de détectives privés Pinkerton pour une mission de protection un peu particulière. Il s'agit de s'assurer que le Clementine, un dirigeable, arrive bien à la destination prévue pour livrer une mystérieuse marchandise. Or il s'avère que le Clementine n'est autre que le Corneille libre, le dirigeable du capitaine Croggon Beauregard Hainey, ancien esclave en fuite, dirigeable qu'il avait lui même volé à la Confédération. Hainey est bien décidé à récupérer son dirigeable et se lance à sa poursuite.

La narration se fait en alternance : un chapitre pour Hainey, un chapitre pour Boyd, jusqu'à ce qu'ils se rencontrent. C'est un premier bon point. Clementine est beaucoup moins long que Boneshaker et, de fait, plus centré sur l'action et les batailles en plein air. Deuxième bon point. Le personnage de Belle Boyd a autant de caractère que celui de Hainey et leur duo fonctionne plutôt bien. Troisième bon point. Les lecteurs de Boneshaker ont pu faire connaissance avec le Clementine et le capitaine Hainey mais nul besoin d'avoir lu le premier tome pour lire ce volume-ci (nous avons quitté Seattle et ses zombies). Quatrième et dernier bon point. Passons maintenant à ce qui fâche. L'écriture ou la traduction ou les deux. Je ne parle pas de stylistique ici, juste de cohérence, d'invraisemblances et de scories qui polluent la lecture. Je qualifierai donc ce style "d'approximatif". Ce qui ne veut, en soi rien dire, mais les extraits plus bas vous éclaireront. Ce roman a manqué d'une relecture très attentive tant en VO qu'en VF. Et pourtant, je ne suis pas la lectrice la plus exigeante et je pardonne beaucoup. Mais, dans le cas de ce bouquin, certains passages (beaucoup trop nombreux) m'ont prodigieusement agacée. Florilège de mes énervements :
- p. 47
« - Il aurait mieux valu que les pièces rapportées tiennent encore huit kilomètres, grommela Hainey.
Lamar plissa les yeux, mais il ne releva pas.
- Il aurait encore mieux valu que personne ne plante notre coucou au beau milieu du Kansas, se contenta-t-il d'ajouter. »
Drôle de manière de ne pas relever la provocation n'est-ce pas ?
- p. 64
« Elle comprit instinctivement à qui elle avait affaire. Elle connaissait plusieurs catégories d'individus que l'on pouvait manipuler si l'on savait s'y prendre, et l'homme était de ceux-là. ».
Outre un léger manque de légèreté, cette phrase est bancale. De quelle catégorie d'individu est-il ?
- p. 102, une description pour le moins "malveillante" pour les employés de pompes funèbres
« Algernon Rice était un homme élancé au teint pâle qui aurait eu l'air tout à fait malveillant sans le pétulant mouchoir orange qui fleurissait sa poche de poitrine. Sa longue et mince moustache, aux crocs soigneusement lustrés de gomina, était si noire qu'elle en paraissait bleue à la lumière et, sous son chapeau melon assorti, ses pattes étaient tout aussi sombres. A l'exception du triangle orange, tout dans la coupe et la couleur de sa tenue évoquait les pompes funèbres. »
Donc, si vous êtes employé des pompes funèbres accro à la gomina vous êtes malveillant. En plus d'être mal élevé, car Algernon Rice est assis derrière son bureau et quand il voit entrer une dame, il ne se découvre même pas... et garde son chapeau melon. Trois lignes plus loin on notera qu'il se comporte en « parfait gentleman ». Cherie, il ne suffit pas d'affirmer... parfois il faut que les personnages agissent en conformité avec l'image que l'auteur en a et avec l'image qu'il veut faire passer au lecteur. Pour être un parfait gentleman, Algernon se serait levé, aurait salué la dame en ôtant son chapeau en lui tendant la main (au minimum et nous ne connaissons pas l'éduction de M Rice) (et d'ailleurs, comme il s'agit d'une relation professionnelle, il aurait pu simplement hocher la tête, mais sans chapeau, cette tête).
- p. 129, le Capitaine Hainey se pointe en diligence avec une caisse contenant une mitrailleuse surnommée le Crotale :
« [...] puis sortit le Crotale de sa caisse et le laissa glisser par terre. Il releva le col de sa veste et s'étira le dos et les bras en vue de le soulever une fois de plus. »
Ensuite Hainey a une petite conversation avec un personnage très secondaire et deux pages plus loin « Hainey ramassa la caisse du Crotale et la hissa, non sans effort. » Quoi le Crotale aurait réintégré sa caisse ? Oui la preuve page 132 : « La caisse du Crotale ballottait contre ses cuisses, ses genoux et ses tibias : il s'arrrêta de courir pour la poser à terre. [...] il ouvrit la caisse d'un coup de pied et dégagea le Crotale de son lit de sciure et de copeaux de bois [...] ».
M'est avis que c'est la caisse qu'on a sorti de la diligence à la page 129 plutôt que le Crotale. Sinon... et bien ça marche moins bien...
- p. 148
« - On y va, déclara Hainey en tirant à lui un levier fixé au sol, avec une délicatesse consommée, mais en poussant néanmoins à ses limites la vitesse du dirigeable.
Le carburant vint alimenter les moteurs et les propulseurs ventraux de l'appareil militaire de l'Union se mirent à tourner. Dirigés vers le sol, les hélices l'en décollèrent d'une pitchenette, dans un petit bon plus élégant que ce à quoi chacun s'était attendu. »
Oui vous avez bien lu. Hainey est le seul capitaine capable de pousser à ses limites la vitesse d'un dirigeable ... qui n'a pas encore décollé. Trop fort !

Voila j'arrête là, je pense que tout le monde a compris. J'ajouterai un dernier mot (méchant) sur la couverture que je trouve tout aussi approximative que le roman (malgré le marque-page, toujours présent dans le rabat de quatrième). L'éditeur a pris soin d'insérer un extrait du troisième volume de la série, Dreadnought, qui sera disponible en français en janvier 2012.

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Défi Steampunk                             Challenge Fin de série d'Acr0

 

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16 août 2011

Dr. Grordbort présente : Victoire

DrDr. Grordbort présente : Victoire

De Greg Broadmore

Milady Graphics - 64 pages

Le sous-titre annonce la couleur : « Violence et aventures scientifiques pour jeunes hommes et femmes éduquées »... Et l'avant-propos rédigé par le Dr. Grordbort lui même (charmant savant inventeur pistolets à rayon et de fusées) donne le ton. Son ambition, pour le numéro 127 de son guide que nous tenons entre nos mains, est simple : nous éduquer et nous familiariser avec notre système solaire maintenant que nous l'avons conquis. Et si possible faire naître en nous cette fibre patriotique qui nous incitera à nous engager dans l'armée afin de porter la bonne parole et la civilisation terrienne aux confins du système solaire (et plus précisément chez les bouseux et ploucs du coin si l'on en croit l'éminent Lord Cockswain). 

Pour tenir cette ambitieux objectif, le Dr. Grordbort ne recule devant rien : affiches de propagande glorifiant nos forces spéciales et leur armement, mise en exergue de deux des aventures extraordinaires du grand explorateur Lord Cockswain (armé jusqu'aux dents d'engins capables de vaporiser Vénusiens ou autres dangereux hommes de la Lune et dont la capacité de négociation sur le mode « je tire d'abord, je pose les questions ensuite » est sans pareille) sur Vénus ou sur la Lune, bestiaire de la faune vénusienne, descriptifs minutieux des diverses armes proposées par le Dr. Grordbort (après tout « nos gars méritent ce qu'il y a de mieux » non ?). Au passage le Dr. Grordbort ne rechigne pas à rendre hommage à ses distingués confrères, en témoigne l'une des lois de la robotique énoncée dans un encart informatif sur les robots : « Un robot ne doit en aucun cas, en agissant ou en omettant d'agir, découper un être humain comme un fettucini puis l'enterrer dans le jardin. » Voila un rappel qu'il était bon de faire.

Inventif, foisonnant, drôle, dans un esprit pulp (casque et pantalon colonial compris), steampunk (ou rétrofutriste ?), limite kitsch, outrancier et parfois d'un (très) mauvais goût assumé, cet art-book est une TUE-RIE. Dans tous les sens du terme. L'album coûte relativement cher (25€) mais vu sa qualité (forme et fond) il les vaut. Et bien même.  

Quelques planches pour vous donner une idée (parce que les images valent mieux que de longs discours)


Grordbort - diaporama flash

Et une vidéo, à visionner avant de signer votre formulaire d'engagement...

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14 août 2011

Perdido Street Station

perdido_street_station1Perdido Street StationPerdido_Street_Station_2

De China Miéville

Perdido Street Station T1
Pocket - 448 pages

Perdido Street StationT2
Pocket - 544 pages

 
Isaac est un scientifique excentrique, presque mis au ban de l'université de Nouvelle-Crobuzon où il est chercheur. Yagharek, un Garuda (corps humain et tête d'aigle), vient l'embaucher pour une tâche particulière : déchu par son clan pour une faute que le lecteur ne comprendra qu'à la fin du roman, ses ailes ont été coupées. Il est prêt à payer cher pour de nouveau avoir la capacité de voler. Parallèlement, sa compagne, Lin, artiste sculptrice, se fait embaucher par un baron du crime pour une oeuvre particulière. Pour ses recherches, Isaac se procure, par des voies détournées, animaux volants et larves en tous genres. L'une d'elle va se révèler être le pire fléau qu'ait connu Nouvelle-Crobuzon.

Bon, bon, bon. Je n'ai pas aimé ce roman. Pourtant c'est un très bon roman, dense, foisonnant, inventif, baroque, exubérant, fantasque, excessif, et je crois que c'est là que le bât blesse. Je n'ai pas aimé ce roman, qui n'est d'ailleurs pas fait pour être aimé. Il est très long à démarrer. La ville de Nouvelle-Crobuzon est décrite en long, en large et en travers. Il ne faut pas se leurrer, l'héroïne dans ce diptyque c'est bien cette ville ahurissante. Or, la découverte de Nouvelle-Crobuzon m'a plus désorientée qu'autre chose car je ne suis pas parvenue à m'en faire une idée précise, un plan, à y trouver des repères (et ce n'est pas la carte proposée au début qui m'a aidée). J'étais en permanence perdue dans tous ces quartiers. Je n'en retire qu'une impression désagréable car aucun quartier n'est agréable à vivre. Tout y est glauque, sale, puant, déliquescent. Les bâtiments, quand ils ne sont pas inachevés ou enchevêtrés les uns dans les autres, tombent en morceaux. Les rues sont pavées d'immondices, peuplées de clochards, miséreux, estropiés, tordus (naturels ou recréés artificiellement), de rebuts de la société qui évoluent au milieu d'une population cosmopolite. Les peuples se côtoient : des Khépris aux corps de femmes et à la tête de scarabée, des Garudas (corps humains et têtes d'aigle), des Vodyanois pour moitié amphibiens, des hommes cactus ... La plupart du temps la ville est un enfer permanent. Le gouvernement est corrompu, la démocratie inexistante, la police a tous les droits mais aucun devoir, le peuple est opprimé... Bref tout est pourri, abject et écoeurant. C'est à se demander pourquoi il y a encore des gens "normaux", et surtout comment cela est encore possible. Normaux dans le sens de "honnêtes, travailleurs" comme les profs d'université, les commerçants sur les marchés ou tenant boutique, ceux qui transitent tous les jours par la gare de Perdido Street, point névralgique (comme Grand Central Terminal à Manhattan) de cette ville impossible... Ils me paraissent tellement incongrus, surréalistes. L'univers de cette "ville" me parait impossible, je n'adhère pas. Du côté des personnages, l'adhésion n'est pas non plus au rendez-vous. Ils sont, la plupart du temps, déplaisants, égoïstes, vénaux, immoraux. Et quel vocabulaire grossier chez Isaac, quel personnage répugnant... Pendant longtemps je me suis demandé ce que Lin pouvait bien lui trouver même si l'évolution du personnage a finalement répondu à mes interrogations. J'avoue aussi que les cent dernières pages sont mes préférées - et pas seulement parce que la fin approchait (mauvaises langues que vous êtes) - mais bien parce que certains questionnements moraux, longtemps évités, sont abordés et enfin résolus.

Vraiment, China Miéville n'est pas un auteur pour moi. Et quand je lis les avis éminemment positifs de mes inestimables confrères de blog et la tapée de prix reçus je me fais l'effet d'une vieille peau réac bien trop proprette qui est passée, et de très loin, à côté d'une oeuvre majeure de la SFFF récente. 

  • Une lecture commune avec Efelle, Shaya et Maëlig (où j'étais en retard...)
  • Prix de British Fantasy Society 2000, Prix Arthur C. Clarke 2001, Prix Premio Ignotus 2002, Prix Kurd Laßwitz 2003.
  • Prix Jacques Chambon de la traduction 2005 pour la traductrice Nathalie Mège (qui, à mon avis, l'a bien mérité vu le foisonnement d'idée et la narration extravagante)
  • Lire les avis de Cafard Cosmique, Critic, TiberiX, Loula sur le tome 1 et sur le tome 2, Yueyin

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11 août 2011

Boneshaker

boneshakerBoneshaker
Le siècle mécanique T1

De Cherie Priest

Eclipse - 486 pages

Soyez prévenus. J'écris ce billet sous l'effet de la colère. Cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Généralement j'attends un peu, quand un bouquin me met dans un état pareil, pour rédiger ma chronique. Mais là... non. Trop c'est trop. Comment un bouquin nominé pour le prix Hugo, le Nebula et qui a finalement reçu le Prix Locus peut-il être aussi ennuyeux, aussi pénible à lire ? Les lecteurs de Locus n'ont pas si mauvais goût que cela... (et moi non plus j'ose espérer). La libraire qui attendait, l'année dernière, la parution en français de ce roman et qui me l'avait conseillé avec beaucoup d'enthousiasme, ne peut pas s'être trompée à ce point (croyez-moi, je fréquente une antre de très bon goût qui ne sacrifie pas encore au dieu tout puissant du commerce "Et je te fourgue n'importe quoi tant que tu sors ta CB"). Et pourtant, que ce roman est lourd, qu'il est ennuyeux (je me répète, je sais), qu'il est chiant (le mot est lâché) à lire.

Mais qu'est-ce que ça raconte ?  Voici la présentation de l'éditeur (oui en colère = flemmarde) :
Nous sommes en 1880. La Guerre Civile américaine fait rage depuis deux décennies, poussant les avancées technologiques dans d’étranges directions. Dans les Territoires de l’Ouest, les villes baignent dans des gaz mortels, alors que la terre est vidée de ses ressources. Sur la frontière entre le Nord et le Sud, les espions fomentent leurs complots et les trafiquants font plus d’argent que leur gouvernement. C’est dans ce monde que vivent Briar Wilkes et son fils. Elle est la veuve de l’infâme Dr. Blue, créateur du Boneshaker, la machine qui détruisit Seattle, perçant accidentellement une poche de gaz qui transforma les vivants en non-morts. Mais quand son fils décide de franchir le mur qui cerne Seattle en ruine dans l'espoir de réécrire l'histoire, elle doit le retrouver au plus vite avant qu’il ne lui arrive malheur. Sa quête la conduira dans une ville grouillant de morts-vivants affamés, de pirates de l'air, de seigneurs criminels et de réfugiés armés jusqu'aux dents. Seule Briar peut le ramener vivant.

On a tout dans ce livre : du zombie, un background historique riche, des machines (à vapeur ou pas) et de la mécanique steampunk à souhait, des enjeux personnels (une mère qui cherche son fils) et universels (des habitants d'une ville emmurée qui tentent de survivre au gaz délétère et de se débarrasser d'un baron du crime, personnage qui promettait de faire un méchant très réussi mais qui frise le ridicule surtout à cause de ses répliques emphatiques) et une belle palette de sentiments humains (des dettes d'honneur, de l'amitié, de la tromperie, des manipulations etc). Malgré tout je ne suis pas parvenue à entrer dans ce roman qui m'a paru très long à lire. C'est un roman d'ambiance m'objectera-t-on. L'atmosphère est plus importante que l'action. Oui mais j'adore les romans d'ambiance (ne me dites pas que Arlis des Forains de Mélanie Fazi est un roman d'action...). Mais là, le décor est sous exploité alors que la ville de Seattle et ses faubourgs pouvaient constituer un terrain de jeu parfait. L'action est délayée à tel point que la mayonnaise ne prend pas. Les dialogues sont ampoulés et les claques se perdent : à l'auteur pour ses personnages principaux (la mère et son fils) et leurs réactions parfois bizarres et au traducteur pour que cela sonne parfois aussi faux. Certains passages sont d'une grande fluidité et le lecteur embarque pour, quelques pages plus loin, se retrouver éjecté du récit, trop inutilement bavard et alambiqué. Alors la faute à qui ? A l'auteur ? A la traductrice (qui a reçu un razzie de Bifrost pour cette traduction) ? A la lectrice ? Je n'en sais rien. Et vous savez ce qui me met encore plus en pétard ? C'est que je ne le saurai jamais. Parce que je suis infoutue de lire en V.O. des romans anglophones (et ça m'énerve à un point...). Tout ce que je sais, c'est que l'éditeur a failli. Il a mal fait son boulot. Même s'il a pris soin des détails : une très belle couverture et un rabat de quatrième qui contient un marque-page détachable. Dommage que le contenu ne soit pas à la hauteur de l'emballage...

Et comme je ne supporte pas de rester sur une expérience aussi négative, je programme la lecture du tome 2 dans la foulée. Il est deux fois moins épais. Peut-être sera-t-il expurgé des lourdeurs présentes dans le premier tome...

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04 août 2011

Destination Ténèbres

destination_t_n_bresDestination Ténèbres

De Frank M. Robinson

Denoël Lunes d'encre - 484 pages

Avis de Monsieur Lhisbei

Un groupe d’humain explore Séthi IV, une planète sans vie. Ils sont membres du vaisseau générationnel l’Astron. Depuis 2000 ans ils ont pour mission de découvrir la vie extraterrestre. Depuis 2000 ans ils n’ont découvert que des planètes mortes. Le jeune Moineau a un accident sur Sethi IV et les autres membres de l’expédition s’empressent de le ramener à bord de l’Astron. Quand il se réveille, il a perdu la mémoire ; tout lui semble familier et étranger à la fois. Il devra réapprendre à connaitre l’Astron, l’équipage, ses ennemis, les us et coutumes ainsi que le capitaine, le seul immortel à bord. Il commande depuis 2000 ans. Son entêtement à accomplir la mission va mener le vaisseau à sa perte… la mémoire de moineau semble être la seule solution.

Un Thriller Space Opéra, où le héros « Moineau » cherche son identité et sa raison de vivre. J’ai aimé, sans être emballé, je ne saurais pas dire pourquoi. Peut être parce que je préfère imaginer une galaxie fourmillante de vie, haute en couleurs, plutôt qu’une galaxie stérile et déprimante. Ce n’est d’ailleurs peut être pas le propos du roman. Frank M. Robinson présente des personnages qui vivent en vase-clos dans un espace restreint depuis deux millénaires. Ils ont pris conscience de la fragilité et de la valeur de la vie humaine. Ils la respectent plus que tout. Nous vivons, sur Terre, en vase-clos, dans un espace un peu moins restreint mais néanmoins limité. Sur Terre une prise de conscience identique serait salutaire.

Destination ténèbres est un très bon roman, bien mené, avec une intrigue originale. Les personnages sont bien construits. Très vite, le lecteur est entrainé à travers l’intrigue. La fin est attendue et ne m’a pas transporté mais ça ne retire rien au plaisir de la lecture.
Par contre je n’arrive pas à m’enlever de la tête une impression de déjà lu. Quelqu’un pourrait-il m’éclairer ? L’intrigue, le contexte et le décor me sont familiers. Y-a-t-il eu une nouvelle avant le roman ? Si oui pouvez-vous me dire dans quelle revue ou anthologie elle est parue ? Le roman est présenté comme un inédit en France mais peut-être a-t-il été édité ailleurs en francophonie…

Avis de Monsieur Lhisbei

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Summer Star Wars

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30 juillet 2011

Alien No Exit

Alien_No_ExitAlien : No Exit

De Brian Evenson

Le Cherche-Midi - 326 pages

Les films de la série Alien me font peur. Vraiment peur. Ils réunissent tous les ingrédients pour ça : espaces clos, sombres et souvent gluants, créatures monstrueuses et parasites mortels pour l'être humain, musique angoissante à souhait, suggestion de l'horreur dans les premiers opus et viscères et  sang qui gicle de manière plus explicite dans les suivants. Ce qui explique je n'ai jamais vu un des Alien en entier. Je me suis dit qu'en bouquin ça passerait mieux car si je ne peux pas voir un film d'horreur, d'épouvante ou même un film légèrement angoissant sans faire trois crises cardiaques d'affilée, je peux lire des romans de ce genre sans aucun problème, sauf, parfois, un léger soupçon de dégoût en imaginant les viscères répandues au sol.

Alien : No Exit est presque construit comme un film. Première partie : focus sur le héros Anders Kramm, chasseur d'Aliens pour Weyland-Yutani, une compagnie sans scrupules qui colonise des exo-planètes souvent infestées d'Aliens. Lors d'une de ses missions, Kramm perd sa famille (procédé cinématographique archi-classique) ce qui le conduit à se faire cryogéniser pour oublier. Trente années plus tard, Kramm est révéillé par Planetus, une compagnie en charge de l'exploitation de C-3L/M. En tant qu'expert en Aliens, il est missionné pour enquêter sur le meurtre d'une douzaine de scientifiques. Charge à lui de déterminer s'il s'agissait d'une attaque d'Aliens comme tout le laisse croire. Problème : le co-administrateur de C-3L/M n'est autre que l'ancien employeur de Kramm. Et l'attaque d'Aliens ne pourrait bien être qu'un paravent. Le roman se poursuit donc comme un thriller économique haletant et bien fichu pour se transformer, une fois le mystère résolu, en une énorme chasse à l'homme par... les Aliens (il fallait bien qu'ils arrivent...). Et l'on retrouve les ingrédients des films : espaces clos, sombres et gluants, créatures monstrueuses, de l'action au kilomètre, des fusillades et des tensions à couper le souffle. 

Qu'est-ce que j'en pense ? Le roman est très calibré, prêt pour une adaptation hollywoodienne. Un peu trop calibré à mon goût. Il en devient un tantinet prévisible, même dans ses dialogues. On a besoin de faire baisser la tension d'un cran ? Hop une petite touche d'humour avec la-phrase-qui-fait-mouche. Mais, mis à part ce reproche, je dois dire que le roman est efficace et bien fait malgré quelques ficelles usées. Réussi donc, dans son genre, surtout si on tient compte des contraintes imposées par l'univers d'Alien. Les personnages sont bien dessinés et, si le héros et son acolyte sont ultra-conventionnels, les personnages secondaires apportent leur lot de bonnes surprises. La tension monte crescendo et le final est à la hauteur : la fin très ouverte permet une suite. Hollywoodien jusqu'au bout.

Par contre la quatrième de couverture survend le bouquin par le biais de la réputation de l'auteur. On y présente Brian Evenson (que je ne connais pas) comme un romancier subversif (viré de l'Eglise mormone à cause de ses oeuvres). Le Monde et les Inrockuptibles font l'éloge de l'auteur de manière dithyrambique. Mais ce roman n'est pas (en tout cas je l'espère) représentatif de l'oeuvre de l'auteur car si c'était le cas ... la subversivité n'est plus ce qu'elle était.

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28 juillet 2011

Le Liberator

le_liberatorLe Liberator

De Richard Harland

Hélium - 406 pages

Le Liberator est la suite directe du Worldshaker. Chroniquer un tome 2 sans révéler des éléments importants de l'histoire racontée dans le premier volet est un exercice d'équilibriste qu'il m'est impossible de réussir (je connais mes limites). Je me contenterai donc de cette phrase d'avertissement : attention SPOILERS INSIDE (et je barbarise si je veux) sur le tome 1.

Le Liberator est la suite directe du Worldshaker donc. Les Immondes (= les classes populaires et plus particulièrement les ouvriers) ont pris les commandes du Worldshaker ; la Révolution est une réussite. La Reine Victoria a, à son plus grand soulagement, abdiqué. Seuls les partisans de la Révolution (aristocrates compris, surnommé les Ramollis par les Immondes) sont restés à bord du mégalonef, rebaptisé Liberator pour l'occasion. Col Porpentine, sa famille, mais aussi Victoria et son époux et quelques amis de Col sont restés à bord. Les autres sont descendus sur la terre ferme (pas de guillotine dans cette révolution-là). Le navire est à présent gouverné par un Conseil Révolutionnaire auquel Col dispense généreusement ses propres conseils. Mais depuis quelques temps, les positions du Conseil se radicalisent et, quand des actes de sabotage se multiplient, bien vite, les soupçons se portent sur les Ramollis. L'arrivée au conseil de Lye, aussi belle et charismatique que dangereuse et extrême dans ses convictions, finit de perturber la naissance de cette nouvelle société en construction basée sur un principe d'égalité de tous. Et les querelles intestines ne constituent que le moindre des soucis du Liberator puisque les autres mégalonefs impériaux qui sillonnent le monde ne voient pas franchement d'un bon oeil les changements survenus à bord.

Après la Révolution, la Terreur (les têtes coupées en moins, encore que ... ça démange beaucoup Lye) dans toute sa splendeur. Intrigues politiques, ambitions personnelles, histoire d'amour contrariée, foi et extrémisme sont autant d'ingrédients parfaitement accommodés dans ce roman. Contrairement au premier volet, trop centré à mon goût sur les petites misères quotidiennes de Col, ce tome 2 donne à explorer les rouages d'une société en construction, où chacun peine à trouver sa place. L'intolérance, la haine de l'autre non pour ce qu'il est mais de par sa naissance, sont des thèmes abordés avec justesse et sans moralisation ou manichéisme. Les personnages prennent de l'épaisseur, et les personnages secondaires se révèlent de manière parfois étonnante. Le rythme est haletant, avec moult rebondissements et scène d'action. La fin reste ouverte et promet, pour un troisième tome, une incursion dans les terres de l'utopie puisque tout reste à construire et que Le liberator n'est plus seul (j'en dis déjà trop). Ayant préféré Le Liberator au Worldshaker, autant avouer tout de suite que j'ai hâte de lire un troisième opus.

  • Visiter le site et le blog de l'auteur

 

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Défi Steampunk

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22 juillet 2011

Miscellanées de nouvelles (2)

Je vous avais dit que, cet été, les nouvelles seraient à l'honneur. Comme pour la première édition, je groupe ici des avis rapides sur quelques nouvelles récupérées ici ou là, en format papier ou ebook.

Commençons par La diplomatie en trois rounds de John Scalzi, une nouvelle promotionnelle de 31 pages offerte par l'Atalante. C'était mon premier contact avec John Scalzi (le même jour j'avais fait l'acquisition de Deus in Machina dont je reparlerai cet été). L'officier Wilson qui accompagne une mission diplomatique sur Korba-Aty. Petit hic, les Korbans ne sont pas très réceptifs, surtout depuis le coup d'état militaire. Les diplomates tentent une approche nouvelle, basée sur les capacités augmentées de leur soldats : Wilson devra affronter en combat singulier l'un des meilleur soldat Korban. En trois rounds. Et sans froisser les futurs alliés. Un texte drôle, intelligent, assez dense vu sa taille, avec un personnage principal bien construit. L'exposition est courte et il m'a fallu un peu de temps pour mieux appréhender l'univers (j'ai relu les quatre première pages pour situer le décor) mais la lecture était jouissive. Lire aussi l'avis (totalement contraire au mien) de Julien. La diplomatie en trois rounds m'a donné envie de poursuivre avec John Scalzi et je vous reparlerai bientôt de Deus in Machina.

Toujours chez l'Atalante parlons à présent de Drame de troll de Terry Pratchett, un autre texte promotionnel, de 25 pages celui-ci. Cetre nouvelle met en scène Cohen le barbare, un vieux guerrier qui regrette le bon vieux temps, celui des trolls agressifs et des gobelins belliqueux. Le progrès est un fléau pour le guerrier. Alors pourquoi ne pas se faire un troll comme au bon vieux temps ? Ici aussi nous avons une nouvelle humoristique mais teintée de nostalgie. Fonctionnant surtout sur des dialogues (même le cheval de Cohen le barbare est doué de parole) elle est entraînante même si le lecteur a un petit pincement au coeur devant la mélancolie de Cohen. C'est bon, très bon même... c'est du Pratchett, quoi. Vous pouvez la trouver sur le Vade-Mecum.

Rempart, la nouvelle de Laurent Genefort, parue en avril 2010 dans le le Bifrost n° 58, a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire 2011 catégorie nouvelle francophone et le Prix Bob Morane 2011. Pour fêter ça, Bifrost proposait ce texte en téléchargement gratuit le mois dernier. Je l'ai donc téléchargée et lue en ebook. Là aussi c'était mon premier contact avec un texte de Laurent Genefort (quoi ?! s'exclameront certains ... inculte je suis). J'apprécie vraiment de picorer des nouvelles, ça me permet justement de découvrir un auteur (sur une forme courte et exigeante) avant de me lancer dans un roman ou un cycle par exemple. Ici la nouvelle a un air de déjà-vu. La faute à District 9 qui partage une partie du "pitch" puisque des extraterrestres de tous les coins de la galaxie débarquent sur Terre pour parfois ne plus en repartir. Certaines villes deviennent au mieux une zone de transit intergalactique, au pire un ramassis de bidonvilles pour réfugiés de l'espace. Le narrateur est un membre des forces de paix des Nations Unies, forces appelées Rempart, qui tente, tant bien que mal, de faire son job, sauver sa peau (la paix peut parfois être violente) et garder la raison devant tant de bouleversements. La fin est très ouverte (trop pour moi car c'est quasiment une absence de fin) mais le monde décrit me tente bien. Ce qui tombe bien puisqu'en 2012 paraîtra au Bélial' un court roman de Laurent Genefort dans le même univers : Points chauds. Ici aussi je vous invite à lire les avis de Julien, de Val et de Tigger Lilly sur le Bifrost 58.

Cœur flétri de Aliette de Bodard, parue dans Angle Mort me permet de patienter avant d'entamer la lecture de De sang et d'obsidienne. Dans cette nouvelle narrée à la première personne, nous faisons connaissance avec Metlicue, une jeune vierge choisie pour offrir son coeur lors d'une rituel afin réveiller l'homme de maïs, une divinité chargée de fournir au peuple la nourriture en abondance. Mais Metlicue se rebelle et s'offre à un homme la veille de la cérémonie. Son coeur impur est, malgré tout, sacrifié à l'homme de maïs qui s'en trouve corrompu. Cette nouvelle se place probablement dans l'univers de De sang et d'obsidienne et me donne fichtrement envie de faire sortir au plus vite ce roman de ma PAL. C'est un texte sans défaut, poignant et envoutant. Une perle. Un petit tour chez Gromovar pour lire sa chronique sur Angle Mort.

Et enfin terminons avec Le goût du sang de Michel Pagel. Paru initialement dans Bifrost n°30, le Bélial le propose, jusqu'à la fin du mois de juillet, en lecture sur son blog et en téléchargement gratuit. Une nouvelle courte, qui se dévore d'une traite, légère, sans réel enjeu et qui tient essentiellement par la plume de l'auteur et sa chute très drôle (enfin moi elle m'a fait éclater de rire). Décidément j'adore toujours autant les textes de Michel Pagel. 

 

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20 juillet 2011

Grandville mon amour

grandville_mon_amourGrandville mon amour

De Bryan Talbot

Milady Graphics - 104 pages

Voir le billet sur le tome 1 Grandville. J'avais commandé les deux tomes le même jour. Ils sont donc logiquement arrivés ensemble. C'est dommage pour ce tome 2 parce que l'impression au premier abord est moins bonne que pour le premier tome. La faute à la couverture plus terne de ce deuxième opus : le rouge n'est plus aussi "pétant" et la police du titre n'est plus ourlée d'argent mais d'un blanc tout simple. Comme dans le premier tome, Bryan Talbot nous offre une postface. Elle est ici plus légère : une biographie par l'éditeur. suivie d'un pas-à-pas d'une case, de son crayonné jusqu'à la version finale.

Du côté du fond, cette nouvelle aventure de l'inspecteur LeBrock est plus sombre que la précédente et plus centrée sur le personnage de LeBrock, qui souffre d'une peine de coeur, en plus d'une peine d'orgueil. Il a été mis sur la touche par sa hiérarchie dans l'enquête menée suite à l'évasion spectaculaire de L'Enragé le jour même où il devait être guillotiné. Or LeBrock sait qu'il est le seul à même de pouvoir arrêter ce tueur fou même s'il découvrira qu'il n'est pas infaillible. Bien entendu les ingrédients du premier volume sont à repris et, d'une banale traque d'un serial-killer, nous basculons dans une intrigue politique de haut niveau parsemée de meurtres horribles, de traques et de violence. Si les clins d'oeil et les références sont toujours aussi jouissives, l'humour manque un peu. Cet inconvénient est largement compensé par la richesse psychologique du personnage de LeBrock. Le graphisme, quant à lui, est toujours aussi époustouflant. Du grand art encore une fois.

Je ne résiste pas à mettre ici le "trailer", bel outil marketing s'il en est (mais bon il est irrésistible). Vous noterez qu'il est "sans paroles" et donc accessible peu importe la langue du spectateur... futé non ?

Posté par Lhisbei à 19:09 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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