RSF Blog - le blog du Répertoire de la Science Fiction

Le RSF Blog est le blog du Répertoire de la Science-Fiction. Nouvelles de la galaxie des littératures de l'imaginaire, critiques livres, critiques ciné. Au menu : de la SF, de la Fantasy et une petite dose de fantastique.

15 décembre 2009

Celtic Faeries

celtic_faeries Celtic Faeries

De Jean-Baptiste Monge

Au bord des continents - 104 pages

Préface de Pierre Dubois

Êtes-vous prêts à suivre Jean Baptiste Monge sur les terres des Celtic Faeries ? Pour rencontrer Elfines, Knockers, Pixies, Gobelins, Leprechaun, Fays, Changelings, Korrigans... et toutes ces créatures millénaires qui hantent les forêts. Mais attention pas la version édulcorée et lisse fabriquée de toute pièce par nos mondes modernes aseptisés mais bien la traditionnelle, la dangereuse Faerie, celle dans laquelle un certain Rimeur s'est perdu, celle qui inspira Shakespeare et Blake et qui perdit plus d'un imprudent. Pour vous guider, en plus du trait de Jean Baptiste Monge, vous pouvez compter sur la plume érudite de Pierre Dubois, fin connaisseur du Petit Peuple.

En Faerie, les habitants ont des trognes grimaçantes, repoussantes ou effrayantes, malicieuses, espiègles ou amusantes mais toujours attachantes. Jean Baptiste Monge les met en scène avec un soucis du détail et une minutie du dessin qui suscite  l'admiration y compris lorsqu'elles ne sont qu'esquissées. Chaque dessin porte son histoire qui rejoint parfois la nôtre (comme l'origine de la Stout irlandaise que l'on doit aux Gobelins) et, même si nous ne sommes pas tout à fait dans une encyclopédie, démontre une solide connaissance des mythes et légendes celtes.

Il ne vous reste plus qu'à trouver L'Arbre à Fées qui marque la frontière, à passer de l'Autre Côté... et à guetter le son des grelots. Au détour d'une lande balayée par la pluie ou d'une tourbière humide, peut être croiserez-vous  Puck, qui sait ?

Visitez le site de Jean Baptiste Monge. Lisez aussi les avis du Peuple Féérique, de L'autre côté du miroir et de Pause toujours.

                                                                                  " Dans un grain de sable voir un monde
                                                                                     et dans chaque fleur des champs le paradis
                                                                                     Faire tenir l'infini dans la paume de
                                                                                     la main et l'éternité dans une heure "
                                                                                                                      William Blake 

Posté par Lhisbei à 17:44 - Livres & BD - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

09 décembre 2009

Warchild

warchildWarchild

de Karin Lowachee

Le Belial' - 560 pages

Avis de Monsieur Lhisbei

C’est un petit garçon. Il a huit ans et vit sur le Mukudori, un navire marchand du Concentra Terre. Ses parents lui ont parlé des pirates, des Striviirc-na une race d’aliens, des dangers de l’univers. En cas d’attaque ou d’abordage du Mukudori il a pour consigne de se cacher et ne plus bouger jusqu’au retour de ses parents. Mais ceux-ci ne reviennent pas. Il sort de sa cachette et tue son premier homme. Il s’appelle Jos Musey. Fait prisonnier par le pirate Falconne, capitaine du Gengis Khan, destructeur du Mukudori, il vit dans la peur. Pendant un an, Jos vit avec Falconne, devient son élève et son mignon, mais ne pense qu’à s’évader. Il n’attend qu’une occasion, une seule, qui se présentera lors d’une escale sur la station Chaos. Jos descend accompagné de Falconne. Bruits, explosions, fureur …il en profite et se met à courir, ressent une douleur dans le dos et s’effondre. Jos se réveille dans une chambre sur la  planète Aaian’na. Lui qui n’a connu que l’espace et la vie sur les vaisseaux interstellaires est désorienté et ne sait pas où il est. Il l’apprend de la bouche du Warboy, un sympathisant des Striviirc-na les aliens mangeurs d’enfants, un traitre à la race humaine, au Concentra Terre. Mais le Warboy se montre un professeur attentif et attentionné. Jos le petit garçon découvre et apprend à aimer une civilisation raffinée, aux règles strictes. Le Warboy, qui se nomme Nicolas-dan, devient son tuteur, son mentor et lui enseigne l’art de la guerre et du combat. Jos est envoyé en mission d’espionnage pour le compte des Striviirc-na. Il devient ainsi le Warchild. Sur le Macédoine, un vaisseau de guerre du Concentra Terre, il doit infiltrer le corps des Slojets, ces soldats d’élites. Mais Jos est jeune, très jeune … Saura-t-il réussir sa mission et sauver les Striviirc-na ? Trouvera t-il la paix ?

Je ne suis pas objectif pour faire la critique d’un space-opera, j’adore ! Mais celui-ci est différent. Certes on y trouve tous les ingrédients du bon space-opera : les vaisseaux, les stations spatiales, les pirates, les extraterrestre, la guerre…. La différence vient de la mise en scène d’un enfant, de son éducation par plusieurs personnages, d’abord ses parents, ensuite le pirate Falconne puis le Warboy et enfin le capitaine du Macédoine. Vous découvrirez l’évolution de ce petit homme, son parcours initiatique dans un monde hostile, ses craintes, ses peurs, son innocence. Il va peu à peu prendre conscience de l’univers qui l’entoure, apprendre à dominer ses peurs et un jour l’enfant devient homme. Il  réfléchit, trouve sa place, décide et, par ses actes, maîtrise son destin. Je n’ai pas pu lâcher ce roman avant de l’avoir terminé. Karin Lowachee vous emporte dans son univers, vous pose des questions sur l’enfance, les adultes, la différence et les apparence qui sont parfois trompeuses. Je ne peux que vous le conseiller. Précipitez vous pour l’acheter et le lire. Je ne suis pas objectif lorsqu’il s’agit de space-opera mais quand même…   

Avis de Monsieur Lhisbei

Lire aussi les avis de Efelle et de Big Luna.

Posté par Lhisbei à 17:42 - Livres & BD - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

30 novembre 2009

Harry Potter et la chambre des secrets

harry_potter_2Harry Potter et la chambre des secrets

de Joanne K. Rowling

Folio Junior - 364 pages

Deuxième année scolaire à Poudlard pour Harry Potter. Mais avant il lui faut passer les vacances chez son oncle et sa tante, qui, effrayés par ses pouvoirs magiques, tentent de changer d'attitude... Des vacances  qui s'annoncent plutôt bonnes mais qui virent vite à la catastrophe. Pour commencer Harry ne reçoit aucune nouvelle de ses amis Ron et Hermione. Lors de son anniversaire Dobby, un elfe de maison, vient le prévenir qu'il court un grand danger s'il retourne à Poudlard. Pour le sauver il provoquera même un incident "magique" destiné à le faire renvoyer de l'école. Harry n'a pas le droit d'user de magie dans le monde des Moldus. En apprenant ça les Dursley reprennent illico leurs mauvaises habitudes. Harry s'apprête donc à passer le reste des vacances dans un placard. Mais c'est sans compter avec Ron qui viendra le "délivrer". Les vacances finies c'est le retour à Poudlard. L'année scolaire va être perturbée par l'ouverture de la Chambre des Secrets, chambre maudite construite par Salazar Serpentard (qui n'est pas le plus recommandable des sorciers), et la pétrification de certains élèves, ceux qui n'ont pas le sang pur (autrement dit qui ont des Moldus dans l'arbre généalogique). La Chambre des Secrets ne peut être découverte que par l'héritier de Serpentard et, évidemment, c'est Harry que l'on soupçonne.... 

Ce deuxième tome est construit comme le premier : il suit de manière chronologique l'année scolaire de Harry. On retrouve les mêmes ingrédients, la même plume mais avec une histoire un peu plus étoffée, un peu plus complexe et un peu plus sombre.  Le rythme est aussi un peu plus alerte. Les personnages sont un peu plus fouillés et commencent à avoir une personnalité plus marquée. Par rapport au premier volet, ce tome m'a un peu plus accrochée.      

Livre lu dans le cadre du challenge (Re)Reading Harry Potter. Je vous propose de lire aussi les avis des autres membres de La Team Edwige à savoir  Yueyin, Nelfe et Marie

Vous pouvez lire les avis des participants chez Cachou.

Posté par Lhisbei à 17:42 - Livres & BD - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

19 novembre 2009

Nous sommes au regret de...

nous_sommes_au_regret_deNous sommes au regret de...

De Dino Buzzati

Pavillons Poche – 323 pages

Tous les jours, Dino Buzzati écrivait. Dans son appartement milanais une grosse malle renfermait ses carnets de notes. Il en remplissait deux ou trois par an, consignant articles, anecdotes, extraits de revues, compte rendus de rencontres, courtes histoires, esquisses de nouvelles, poèmes et même schémas de batailles pendant la guerre. Pas tout à fait un journal intime, ni un brouillon de ses futures œuvres, ses carnets secrets lui étaient indispensables et faisait de lui ce qu'il était : un écrivain. 

Nous sommes au regret de ... est une compilation de courts textes tirés de ces carnets. Des textes particulièrement acides ou pessimistes, réalistes, fantastiques ou absurdes, qui portent un regard affuté sur la société, évoquent le temps qui fuit et l'approche de la mort, jouent avec l'orgueil ou la vanité de l'espèce humaine, dénoncent l'hypocrisie de nos semblables. Dans quelques textes Dino Buzzati inverse les échelles de valeurs pour mieux nous mettre en porte-à-faux et pointer les absurdités de nos sociétés modernes. Ces textes sont mes préférés. Dans Déclaration de revenu, la honte ultime lors d'un contrôle fiscal est de voir baisser les montants déclarés... c'est qu'il ne s'agit pas de "faire de l'épate"... Dans L'ibi le crime parfait consiste à commettre un meurtre et à se faire condamner à la plus lourde peine mais quelle déchéance quand les autorités persistent à vous croire innocent alors même que vous avez bien pris soin de laisser de nombreuses traces de votre méfait. De même dans une société où Le scandale  est la norme, il est parfois difficile de donner le change. Ou que faire quand la délinquance sénile fait son apparition ? Comment lutter contre les bandes organisées de vieux rebelles ? Quelles solutions adopter pour cette "vieillesse brûlée" lorsque des lois toujours plus sévères et des centres de rééducations se révèlent inefficaces ? Vous l'aurez compris, la thématique traitée dans Les vieillards terribles est toujours d'actualité.

Parfois grinçants ou amusants, drôles ou cyniques, acerbes ou poétiques, ironiques ou grotesques, tragiques ou comiques, ces textes, variés dans les thématiques, offrent une belle occasion de retrouver la plume féroce de Dino Buzzati. Certains textes comme Le petit cheval ou En l'accompagnant jusqu'à l'ascenseur ont été repris et publiés dans des recueils de nouvelles sous de nouveaux titres.

Plus d'avis chez Blog-O-Book (bientôt).

Posté par Lhisbei à 17:41 - Livres & BD - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

14 novembre 2009

69

6969

Anthologie dirigée par Charlotte Volper

ActuSF Les 3 souhaits - 166 pages

Vous connaissez la SFQ ? Non ? SFQ C'est l'étiquette qu'ont apposé les éditions ActuSF sur leur anthologie 69. 69 comme la position du Kama Sutra. 69 comme l'année érotique. Un titre emblématique pour une anthologie de nouvelles mêlant SF et érotisme. La science-fiction orientée "Q" en somme. Et ça commence avec la couverture qui prend un air pop vintage pour nous mettre dans l'ambiance. Au sommaire de l'anthologie nous trouvons 12 textes qui jouent sur les fantasmes, le désir, le plaisir des sens.

La nouvelle de Stéphane Beauverger, qui ouvre le recueil, nous ramène en 1969, l'année où, si l'homme peut marcher sur la lune, alors tout peut changer... pour une femme. Le texte est très émouvant et sa fin ouverte laisse planer espoirs et doutes. Le style de Stéphane Beauverger est très fin et réussit à rendre palpable l'ambiance d'un basculement prochain de la société. C'est une très belle introduction pour la suite. Maïa Mazaurette nous emmène dans l'intimité de la nuit de noces d'un très jeune couple dans un complexe hôtelier où tout est fait pour vivre une première fois inoubliable.  La méthode choisie par le jeune homme (à l'ancienne) va le marquer à jamais. Une bonne donne d'humour et d'ironie doublé d'un joli coup de griffe contre la tyrannie du sexe qui s'impose peu à peu dans notre société. Le texte de Daylon, dans un monde où les poupées synthétiques dotées d'intelligence sont les travailleuses du sexe moderne,  est plus cru, plus violent à la fois dans la construction et dans le style. La nouvelle de Mélanie Fazi contraste par sa finesse et la justesse des émotions (le manque s'imprime dans la chair du lecteur aussi) et du ton. Une perle. Grâce à un cinéma interactif, Francis Berthelot parvient à érotiser un péplum sanguinaire par un jeu de séduction entre personnages testostéronés à outrance. Un régal. Sylvie Lainé joue avec les sensations du sexe sans sexe (vive la chimie) et les frustrations qui en découlent. Sa nouvelle est une totale réussite. A contrario, j'ai déjà presque oublié le texte de Norbert Merjagnan qui ne manque pourtant pas d'intensité mais qui m'a paru long et ne m'a pas convaincue. Tout comme le sabbat de Gudule pourtant très bien écrit mais dont la chute m'a parue assez faible. Le texte de Charlotte Bousquet, très classique dans sa forme, nous fait voyager au 19eme siècle pour assister à la vengeance d'une jeune femme assassinée pendant une nuit d'amour. La nouvelle de Jean Marc Ligny nous ramène brusquement à la réalité et à notre quotidien pour décrire la déliquescence d'un couple dont vont se nourrir des succubes. A frémir. Seul reproche : l'abus de l'adjectif "matriciel" (4 fois relevé) qui m'a exaspéré (oui ce n'est qu'un détail). Dans la nouvelle de Virginie Bétruger le retour sur terre d'un astronaute de la station spatiale dans un monde ravagé devient le prétexte pour évoquer les coups foireux. Le texte de Joëlle Wintrebert est, à mon avis, le plus "sexe". En tout cas c'est le seul à m'avoir fait rougir. Sur une planète hostile à l'homme, une petite colonie essaie de survivre mais se retrouve dans l'impossibilité de procréer. Le sexe avec les autochtones (des papillons géants) est le seul moyen de retrouver une fécondité normale. Cette nouvelle clôt l'anthologie en beauté. 

69 est une réussite. Les nouvelles sont de hautes volées, l'anthologie est cohérente et de belle tenue tant sur la forme (papier, police de caractère, maquette sobre mais très soignée) que sur le fond (jamais grossière ni outrancière). Le 7eme ciel n'est pas loin.  Reste que le terme SF est à prendre au sens large car certains textes relèvent du fantastique. Quant à la nouvelle de Stéphane Beauverger aucune étiquette SFFF ne peut lui être apposée. 

Égoïstement 69 a été pour moi l'occasion de découvrir de nouveaux auteurs avec lesquels j'ai envie de poursuivre, comme Stéphane Beauverger, Francis Berthelot, Sylvie Lainé et Joëlle Wintrebert, de donner une chance à d'autres dont les précédents textes ne m'avaient pas convaincue - comme Maïa Mazaurette et son Sacre dans l'anthologie Rois et capitaines - et de retrouver des auteurs que j'apprécie (Mélanie Fazi, Charlotte Bousquet, Jean-Marc Ligny).

Le sommaire complet :

  • Stéphane Beauverger, Eddy Merckx n’est jamais allé à Vérone
  • Maïa Mazaurette, Saturnales
  • Daylon, Misvirginity
  • Mélanie Fazi, Miroir de porcelaine
  • Francis Berthelot, LXIX
  • Sylvie Lainé, Toi, que j’ai bue en quatre fois
  • Norbert Merjagnan, Louise ionisée
  • Gudule, Sabbat
  • Charlotte Bousquet, Les Métamorphoses d’une martyre
  • Jean-Marc Ligny, Vertiges de l’amour
  • Virginie Bétruger, Descente
  • Joëlle Wintrebert, Camélions

Lire aussi les avis de la NooSFere, de Temps de livre, de Angua et de Elle (rubrique Love & Sexe, et non pas littérature... on se demande pourquoi)

Posté par Lhisbei à 11:17 - Livres & BD - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

08 novembre 2009

Enfants pour l'enfer

Enfants_pour_l_enferEnfants pour l'enfer

de Gilles Bizien

Editions Pop Fiction - 112 pages

A Cuba, le père Gomez enseigne dans un orphelinat. Trois garçons disparaissent. Les fugues sont courantes mais les enfants finissent toujours par revenir. Et en mobilisant ses contacts le Père Gomez sait les localiser. Ici ils ont complètement disparu du paysage. Le Père Gomez se lance donc dans une enquête qui le mènera jusqu’en Floride pour percer le mystère de ces disparitions. Aidé par une voyante, il croisera le chemin du maléfique Génius Nedler, homme de main d’un vieil industriel adepte des sacrifices humains censés lui apporter une seconde jeunesse.

Cette novella fantastique est teintée d'horreur et de magie noire ou blanche (sacrifices humains, rites vaudous, don de voyance). Les thèmes abordés sont nombreux : recherche de la jeunesse éternelle, rites démoniaques, don de clairvoyance, irruption du surnaturel… dans un contexte original, Cuba, sa misère et ses rues contrastant fortement avec la Floride et sa marina pour milliardaires. Les personnages sont très réussis : Génius Nedler est terrifiant de sauvagerie, le Père Gomez débordant de bonté. Le suspens monte crescendo, l’horreur aussi. Je n’ai cependant pas du tout accroché au style de l’auteur. Émaillé de répétitions et de périphrases, il est trop fleuri, trop chargé en images et métaphores à mon goût.

Visitez le site de Gilles Bizien et des éditions PopFiction

Posté par Lhisbei à 11:44 - Livres & BD - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

31 octobre 2009

Harry Potter à l'école des sorciers

harry_potter_1Harry Potter à l'école des sorciers

de Joanne K. Rowling

Folio Junior - 305 pages

Harry Potter est élevé par son oncle Vernon et sa tante Pétunia depuis la mort de ses parents. Les Dursley habitent un quartier tranquille de banlieue mais détestent Harry et laissent leur fils Dudley lui faire toute les misères du monde. Le jour de ses 11 ans,  Rubeus Hagrid, un géant, vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, l'école des sorciers. Harry Potter ne sait rien de ses parents, ne connait rien au monde des sorciers.  Hagrid lui révèle alors que ses parents  étaient des sorciers et qu'ils ont été assassinés par  Voldemort, un mage noir très puissant dont personne n'ose prononcer le nom. Voldemort n'a pas réussi à tuer Harry, encore bébé. La cicatrice en forme d'éclair sur son front est le stigmate du sort jeté par Voldemort. Dans le monde des sorciers Harry est considéré comme un héros puisque Voldemort n'est jamais réapparu ensuite.

Dans ce premier tome Harry fait donc son entrée à  Poudlard et l'on suit sa première année de scolarité. Il se fait des amis, Ron et Hermione, et des ennemis, découvre le  Quidditch et parvient même à résoudre un mystère. Tous les ingrédients pour faire une bonne histoire sont réunis : de l'humour, un style léger, du suspens  tout au long du récit, des personnages attachants. J. K Rowling est très imaginative (les néologismes inventés renforcent l’univers magique de Poudlard) mais  l'intrigue est linéaire et le monde créé manque de complexité pour me séduire totalement. Ce premier tome n'est pas très épais - au sens propre comme au figuré - ça change par la suite. 

Livre (re)lu dans le cadre du challenge (Re)Reading Harry Potter.

logo_edwigeJe vous propose de lire aussi les avis des autres membres de La Team Edwige à savoir  Yueyin (qui compte au moins pour 5 non mais).

Vous pouvez lire les avis des participants chez The Bursar et Cachou.

Posté par Lhisbei à 18:58 - Livres & BD - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

28 octobre 2009

La première pierre

la_premi_re_pierreLa première pierre

d'Ursula K. Le Guin

Editions Souffle du Rêve -  livret A6 -  28 pages

Bernard Henninger est un passionné de SF. Il a créé sa propre structure éditoriale (artisanale) et publie des livrets de nouvelles pour trois fois rien. La première pierre est au prix de 2,80€ c'est dire. Dans son envoi, Bernard Henninger a ajouté en bonus une de ses créations : une courte nouvelle teintée de nostalgie intitulée La buraliste.

Si l'édition de La première pierre, nouvelle inédite en France, est artisanale, elle n'est pas sans intérêt puisque, en plus du texte, l'auteur a rédigé une postface qui éclaire le lecteur à la fois sur le processus de création de l'auteur et sur le sens de la nouvelle. Elle n'est pas dénuée d'ironie envers une certaine institution dont nous tairons le nom pour préserver le suspens. La couverture est aussi très belle et le motif fait écho au texte.

La première pierre nous dresse sur quelques pages le portrait d'une société de castes. Les nurs sont au service des olbs. Ils assurent la cuisine, la construction, l'entretien des bâtiments et notamment des universités des olbs qui passent leur temps à méditer en fumant. Les olbs ont droit de vie et de mort sur les nurs. Mais un jour, Bu, une nur chargée de l'entretien des mosaïques de l'université d'Obling, fait une découverte avec l'une des pierres... La description est méticuleuse, la narration ramassée et les dialogues donnent du rythme à un récit très descriptif. Une nouvelle intelligente à savourer sans arrière pensée.

Lire aussi l'avis sur la NooSFere. Visiter le site des éditions Souffle du Rêve.

Posté par Lhisbei à 17:18 - Livres & BD - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

25 octobre 2009

Lilliputia

LilliputiaLilliputia

de Xavier Mauméjean

Calmann-Lévy - 445 pages

Il existe des livres dont il est difficile de parler avec « la tête ». Des livres qui mettent à mal le cerveau du lecteur et pour lesquels formuler un avis « argumenté » est encore plus ardu. Ces livres sont parfois hermétiques, ou réfractaires à la compréhension du lecteur. Le plus souvent ils sont déroutants, extravagants, ou simplement un peu trop tordus ou originaux pour le lecteur moyen qui se sent bousculé et, par ricochet, un peu mal-à-l’aise pour en parler. L’avantage, cependant, pour un lecteur moyen qui tient un blog (et qui se doit de rédiger des avis argumentés) c’est qu’il peut, par une pirouette, décider de mettre son cerveau au placard et de parler avec « son cœur » (chose que ne peut faire le critique littéraire – heureux soient les blogueurs…). Après cette longue introduction vous avez tous compris que Lilliputia entre dans la catégorie des livres déroutants ou un peu tordus pour la lectrice moyenne que je suis. Et qu’il ne faudra pas chercher un avis argumenté, fouillé, portant haut une analyse approfondie du roman (pour cela allez faire un tour chez les copains cités plus bas vous trouverez votre content).

Lilliputia s’ouvre sur cette phrase : « Ce roman est dédié à tous les parcs défunts ». S’en suit la liste de parcs défunts (qui m’a renvoyé illico presto au souvenir d’une jetée de la côte ouest américaine à moitié rongée par la mer qui accueillait le squelette d’un parc défunt justement). Premier pas de côté.

La première partie du livre s’orne de ceci:
« Pourquoi les gens sont-ils méchants ?
Est-ce que leur cœur change de couleur ? »
Et c’est tiré de …Oui-Oui … Deuxième pas de côté (il y en aura d’autres tout le long du roman pour mieux tordre la réalité). Et bienvenue dans Lilliputia. Ou plutôt bienvenue à Dreamland, immense parc d'attraction installé sur l'île de Coney Island, destiné au plaisir des Grands. Car à Lilliputia, cité miniature, on ne trouve que des Petits, des nains « parfaits », aux proportions harmonieuses, véritables poupées vivantes.  Elcana est de ceux-là. Né en Europe de l'Est dans un pays qui ressemble à la Pologne (enfin je trouve), il est contraint de fuir son pays après avoir commis un meurtre (très réducteur comme résumé des évènements) et  se retrouve embarqué de force pour Dreamland. Les 40 premières pages du roman sont consacrés à la généalogie d'Elcana.  L'arrivée à Dreamland ne se fait que beaucoup plus tard après un passage remarquable par Ellis Island. La vie même d'Elcana à Lilliputia n'est pas vraiment le propos du livre. L'auteur s'intéresse plus à la naissance des parcs, à l'histoire de Coney Island, de New York, ce qui donne l'impression que la  quatrième de couverture est à côté de la plaque (un pas de côté encore). Lilliputia condense à la fois des épisodes de la création de la ville de New York (ses gangs, ses incendies) et celle des USA (la prohibition, l'outrance et la décadence, l'escalade dans le trash qui fatalement s'en suit) sur une échelle de temps très ramassée. Vertige assuré.

Le roman est truffé de références ou de parallèles avec la mythologie grecque (mention spéciale au personnage de Mongo, Roi de Minos au physique taurin) et efface en permanence les frontières entre l'imaginaire et la réalité surtout quand la « poudre blanche » que les nains inhalent fait son apparition. Parfois je me suis perdue (trop de pas de côté...) mais à chaque fois la plume de Xavier Mauméjean m'a ramené in extremis sur les pas d'Elcana. J'aurais pu, comme Sandrine Brugot Maillard, passer à côté ....

Lire aussi les avis de  SFU, NooSFere, Cafard Cosmique, ActuSF, CriticKhimaira, Angua, Nébal, Mes Imaginaires, CultureSF, Fashion, Chiffonnette, Routard et sur Babelio.

Posté par Lhisbei à 18:55 - Livres & BD - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

11 octobre 2009

Les Prothétiques

les_prothetiquesLes Prothétiques

de Yan Marchand

Griffe d'encre - 80 pages

Difficile de classer cette novella dans un genre particulier. Ce n'est pas de la SF, ni du fantastique et encore moins de la fantasy. M et Mme Maréchal forment un couple des plus classiques. Monsieur est un cadre à la carrière bien entamée, Madame est femme au foyer et s'ennuie un peu après avoir élevé leurs 3 enfants. Ils vivent une vie tranquille et routinière. Sauf que la routine finit généralement par être fatale aux couples même les plus solides. Monsieur Maréchal sent le démon de midi le taquiner mais il aime trop son épouse pour la tromper.  Il lui propose alors de lui faire endosser une autre identité et de la tromper avec elle. L'idée, trop tordue, rebute Mme Maréchal mais fait aussi vaciller ses certitudes. Son mari a besoin de changement, elle le voit bien mais elle se rend compte qu'elle aussi en a besoin. Elle finit par céder et voici que Clotilde fait son apparition...

Clotilde se prend si bien au jeu qu'elle devient quelqu'un d'autre et même plusieurs autres et l'idée, simple au départ, révèle de multiples complications pour M Maréchal. La novella vire parfois à l'absurde mais dans l'ensemble les imbroglios et le jeu schizophrène du personnage de Viviane Maréchal tiennent le lecteur en haleine.  Le ton est incisif et parfois moqueur avec ce pauvre Georges Maréchal. Le couple est disséqué avec justesse. Reste que ce n'est ni de la SF, ni de la fantasy ou du fantastique même si c'est une novella de très bonne qualité.

Lire aussi les avis de Phénix-Web, Librairie Critic (en images), SFU, Chimère et Les Chroniques de l’Imaginaire.

Posté par Lhisbei à 10:23 - Livres & BD - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »