Benjamin Gates et le Livre des Secrets
Benjamin Gates et le Livre des Secrets
Réalisé par Jon Turteltaub
Avec Nicolas Cage, Diane Kruger, Jon Voight, Bruce Greenwood, Helen Mirren, Harvey Keitel, Ed Harris
Synopsis (Allociné)
Lorsque réapparaît une page manquante du journal de John Wilkes Booth, l'assassin d'Abraham Lincoln, tout indique que l'arrière-arrière-grand-père de Ben a joué un rôle clé dans la conspiration qui a conduit au meurtre de l'ancien Président américain. Déterminé à prouver l'innocence de son ancêtre, Ben remonte la piste tracée par une série d'indices, qui va le mener à Paris et à Londres avant de le ramener aux Etats-Unis. Ce périple, marqué par de surprenantes révélations, le conduira vers les secrets les mieux gardés de notre monde...
Mon avis
Dans le premier volet de la saga, Benjamin Gates, aidé par son ami informaticien Riley Poole, partait sur les traces du trésors des Templiers. Dans ce nouvel opus il doit laver la réputation de son aïeul en déchiffrant un livre mystérieux censé conduire à un trésor. Force est de constater que ce film fonctionne bien. Calibré pour passer un bon moment de divertissement il remplit parfaitement son office. Le scénario est une suite d'aventures rocambolesques à la "Indiana Jones" mais il nous plonge aussi dans l'histoire des Etats-Unis apportant un léger vernis culturel. Le film nous conduit de Paris à Londres en passant par le bureau ovale de la Maison Blanche, la splendide bibliothèque du Congrès et le Mont Rushmore. Nicolas Cage cabotine tout au long du film, John Voight et Helen Mirren forment un duo de divorcés pittoresques, et Diane Kruger joue les belles caractérielles. Il y avait un créneau à prendre puisqu'on attend depuis presque 20 ans un nouvel épisode d'Indy. Benjamin Gates l'occupe sans avoir à rougir.
Les 4 fantastiques et le Surfeur d'Argent
Les 4 fantastiques et le Surfeur d'Argent
Réalisé par Tim Story
Avec Ioan Gruffudd, Jessica Alba, Chris Evans, Michael Chiklis, Doug Jones, Julian McMahon...
Alors que le mariage de Mr Fantastic et de la Femme Invisible s'annonce comme l'événement de l'année, un mystérieux Surfer d'Argent surgit de l'espace et provoque d'étranges phénomènes sur la Terre. Rapidement, les 4 Fantastiques vont découvrir le dessein secret de cet être aux pouvoirs surprenants et la menace qu'il fait peser sur notre planète, mais ils vont aussi voir ressurgir leur ennemi juré... Face au danger, amis et ennemis vont devoir unir leurs forces comme jamais...
Les bons d'un côté, les méchants (2 pour le prix d'un) de l'autre. Tout le monde se met sur la figure et - attention surprise !- les bons gagnent. Côté sentiment on a un mariage romantique raté, une future mariée qui se lamente de ne pas avoir une vie normale (le poids des responsabilité qui pèse sur les épaules d'un super-héros est ici rendu beaucoup moins subtilement que dans d'autres films comme Spiderman), une mort avec résurrection et bien sûr une séquence où l'union fait la force. Côté superpouvoirs et effets spéciaux vous serez comblés (heureusement car le film ne tient que grâce à eux). Les dialogues sont pathétiques. L'humour tombe à plat la plupart du temps. Le film surfe allègrement sur tous les clichés du genre mais la mayonnaise ne prend pas. Le jeu des acteurs en est probablement responsable. La où un Bruce Willis ravageur pourra transcender un Die Hard au scénario approximatif et invraisemblable, les 4 acteurs réunis peinent à insuffler un minimum d'émotion à leurs trop lisses personnages. Le seul qui s'en sort presque honorablement est Chris Evans même si le genre "petit frère qui tape sur le système de tout le monde" n'est pas le plus dur des rôles à incarner. Du côté des méchants c'est un peu mieux. La courte apparition de Julian McMahon confirme son talent ambigu. Le Surfeur d'Argent est une réussite. Il lui aurait fallu un film pour lui tout seul...
Ghost Rider
Realise par Mark Steven Johnson
Avec Nicolas Cage, Eva Mendes, Wes Bentley, Matt Long, Sam Elliott, Peter Fonda…
Barton Blaze est un cascadeur professionnel en moto. Son fils Johnny suit ses traces. Grand fumeur Barton Blaze est atteint d’un cancer du poumon. Lorsqu’un mystérieux homme en noir propose à Johnny de sauver son père contre son âme, Johnny signe le pacte. Méphisto guérit Barton mais le tue ensuite lors de son numéro. Blessé, Johnny plaque tout (y compris sa petite amie) et prend la route. Des années plus tard, alors qu’il est devenu un cascadeur exceptionnel, un show-man prêt à prendre tous les risques, le diable revient le solliciter pour qu’il honore son contrat. Johnny devient son « ghost rider » : lorsque la nuit tombe, il se transforme en démon pour traquer les âmes échappées de l’Enfer...
Ghost rider est l’adaptation du comic de Marvel éponyme. Mark Steven Johnson, le réalisateur, avait déjà (mal) adapté Daredevil avec Ben Affleck. Les défauts du premier film sont amplifiés dans le second : un acteur principal inexpressif, un rôle féminin de potiche décérébrée, des méchants ratés, des effets spéciaux dispendieux mais pas toujours réussis, un scénario qui tient sur une feuille de cigarette, une réalisation sans surprise... Le film est prévisible de bout en bout et presque ennuyeux. La psychologie du héros aurait gagné à être plus développée et les rôles secondaires plus étoffés. Le film tourne surtout autour des cascades, des belles machines qui vrombissent sur une musique rock’n roll. En soirée DVD devant la télé avec chips ou pop corn et un coca-cola ça peut divertir.
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
Réalisé par Tim Burton
Avec Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Alan Rickman, Timothy Spall, Sacha Baron Cohen, Jamie Campbell Bower, Laura Michelle Kelly, ...
Londres au 19eme siècle. Benjamin Barker revient au pays après avoir croupi pendant 15 ans dans une prison australienne dont il s'est évadé. Injustement emprisonné par le juge Turpin qui enviait son bonheur convoitait sa femme il ne songe qu'à se venger. Il prend donc le nom de Sweeney Todd et se réinstalle comme barbier dans Fleet Street. Les bras armés de ses précieux rasoirs affutés il jure de raser de très près le juge Turpin et ses complices. Mrs Lovett, sa voisine boulangère, éprise de lui, mettra son fourneau à son service…
Sweeney Todd est l’adaptation de la comédie musicale éponyme datée de 1979 de Stephen Sondheim. Le film de Tim Burton est donc une comédie musicale ou plutôt un drame musical puisque le propos n’est ni gai, ni drôle même si un humour macabre est toujours présent en filigrane. Heureusement les passages chantés, remplaçant souvent des dialogues, ne sont pas excessivement chorégraphiés et s’intègrent parfaitement à la narration du film. Le Londres de Tim Burton est un immense cloaque, brumeux, miséreux, crasseux où l’industrialisation a fait des ravages. Le noir et blanc domine et le sang, d’un rouge artificiel, vient trancher sur la grisaille ambiante (ce sont les même couleurs dominantes que dans Sleepy Hollow). L’ambiance victorienne est rendue par une lumière sépia qui rappelle les très vieilles photos. La mise en place du film est un peu longue mais le rythme s’accélère ensuite pour entraîner le spectateur dans une danse macabre avec un barbier fou interprété par un excellent Johnny Depp pas toujours à l’aise dans les passages chantés. Helena Bonham Carter, dans le rôle de Mrs Lovett crève l’écran comme une fleur vénéneuse.
A voir l'estomac bien accroché parce que c'est sanglant et glauque à souhait.
La Légende de Beowulf
Réalisé par Robert Zemeckis
avec Ray Winstone, Angelina Jolie, Anthony Hopkins, Crispin Glover, Robin Wright Penn, John Malkovich
La Légende de Beowulf est une adaptation du poème épique Beowulf, une oeuvre clé de la littérature anglo-saxonne. Poème de tradition orale datant du 8e siècle, il évoque les faits héroïques de Beowulf face à Grendel et sa mère, ainsi que son combat contre un terrible dragon. Il a inspiré de nombreux conteurs et auteurs dont J.R.R. Tolkien.
Robert Zemeckis a choisi la 3D et la technique « performance capture ». Comment ça marche ? Les acteurs sont bardés de capteurs reliés à des ordinateurs. Les scènes jouées sont retravaillées sous format numérique. Le résultat ? Un film d’animation qui ressemble furieusement à un jeu vidéo où les acteurs perdent toute expression humaine. Les visages sont figés, les textures de peaux uniformes et lisses et le spectateur a même parfois du mal à reconnaître les acteurs. Le début du récit avec la mise en place des personnages est lent et poussif, ce qui rend le film ennuyeux. Les dialogues simplistes ou pompeux agacent. La deuxième partie du film se montre plus profonde. La légende de Beowulf est fondée sur un mensonge. Le héros atteint son but, obtient un royaume et la belle reine qu’il convoite. Mais à quel prix ? Courage, lâcheté, honnêteté, immoralité, faute et rédemption… le propos du film (et de la légende originelle) est enfin posé et le divertissement un peu bêta prend une dimension épique relayée par des batailles spectaculaires bien que frôlant parfois le ratage total.
Un film à oublier.
A la croisée des mondes : la boussole d'or
A la croisée des mondes : la boussole d'or
Réalisé par Chris Weitz
Avec Dakota Blue Richards, Nicole Kidman, Daniel Craig, Sam Elliott, Eva Green...
Synopsis (Allociné)
Lyra, 12 ans, est une orpheline rebelle qui vit à Jordan College, un établissement de l'Université d'Oxford, dans un monde parallèle qui ressemble au nôtre mais qui a évolué de façon un peu différente. Elle a pour compagnon Pantalaimon, son dæmon, un être capable de prendre de nombreuses formes animales.
Le monde de Lyra est en train de changer. L'organisme gouvernemental global, le Magisterium, resserre son emprise sur le peuple. Ses sombres activités l'ont poussé à faire enlever des enfants par les mystérieux Enfourneurs. Parmi les gitans, qui ont perdu beaucoup des leurs, court une rumeur : les enfants sont emmenés dans une station expérimentale quelque part dans le Nord, et on pratique sur eux d'abominables expériences...
Lorsque Roger, le meilleur ami de Lyra, disparaît à son tour, la petite fille jure d'aller le chercher, jusqu'au bout du monde s'il le faut...
Mon avis
Les critiques de ce film n’ont pas été tendres. N’ayant pas lu les livres je ne peux juger de la bonne ou mauvaise adaptation au format « film ». En écoutant et lisant les avis déposés ici et là je m’attendais à pire que ce que j’ai vu et apprécié. La boussole d’or m’a fait penser à Narnia que j’avais aussi bien aimé (je dois être restée une grande enfant). Les qualités et les défauts sont les mêmes. Du côté des qualités citons d’abord le monde de Lyra. Les décors, les costumes, un Pôle Nord glacé mais vivant, rendent le monde de Lyra féérique et enchanteur. Les daemons, le personnage glacial de Nicole Kidman, les sorcières et les pirates sortis de nos contes d’enfance apportent une dimension onirique et magique au film. Les acteurs sont irréprochables y compris ceux réalisés en image de synthèse. L’influence steam-punk, rendue ici par les machines volantes et l’architecture des villes pour donner une ambiance retro-futuriste victorienne, est un atout visuel supplémentaire pour nous fait voyager dans ce monde parallèle. Les effets spéciaux sont réussis la plupart du temps : la scène du combat entre Iorek et Ragnar tient le spectateur en haleine. Du côté des défauts signalons des deus ex machina un peu trop nombreux mais pas suffisants pour cacher les faiblesses du scénario, des dialogues où la profession de foi est un peu gentillette et des scènes à effets spéciaux ratées comme la bataille finale. Comme nous sommes dans un film pour enfants le sang est absent. Ce n’est pas pour autant un bonbon rose sirupeux. La violence physique est bien présente et n’a pas besoin de sang pour impressionner : le combat entre Ragnar et Iorek et la bataille finale vous le prouveront.
A la croisée des mondes : la boussole d'or est le premier volet de l'adaptation la série de romans du Britannique Philip Pullman, Les Royaumes du Nord. Elle est composée de Les Royaumes du Nord, La Tour des Anges et Le Miroir d'Ambre et s’est vendue à 14 millions d'exemplaires à travers le monde.
Shrek le troisième
Réalisé par Chris Miller et Raman Hui
Avec les voix française de Alain Chabat, Med Hondo, Barbara Tissier ...
Les voix en V.O. sont celles de Mike Myers, Eddie Murphy, Cameron Diaz, Antonio Banderas, John Cleese, Justin Timberlake, Rupert Everett...
Synopsis (allociné)
L'ogre Shrek n'avait pas quitté son marécage pestilentiel et épousé sa chère Fiona pour devenir roi. C'est pourtant ce qui risque de lui arriver après que son beau-père Harold clabote soudain sans crier gare. S'il n'arrive pas à dénicher illico un roi avec l'aide de ses fidèles compagnons, l'Âne et le Chat Potté, Shrek deviendra le prochain souverain du Royaume Fort Fort Lointain. Bonjour les ennuis !
À moins qu'Artie, le cousin loser de Fiona, ne se laisse convaincre de monter sur le trône à sa place. Mais ce paumé a-t-il vraiment l'étoffe d'un roi ?
Mon avis
Ce troisième opus n'est pas à la hauteur des précédents. On retrouve avec plaisir l'ogre vert et ses acolytes, l'humour est toujours présent, l'animation est toujours aussi réussie à défaut d'être belle (avouons qu'il est quand même très moche cet ogre !) mais le film s'essoufle vite. Il manque d'idées neuves, de trouvailles comme celles qui avaient enchanté petits et grands lors des précédents épisodes. Le scénario est simpliste et les dialogues sont basiques et moralisateurs (les trois longs discours du film font bailler d'ennui). Les enfants dans la salle sont sortis ravis. A réserver aux plus jeunes...
Il paraît que 2 autres suites sont prévues ...
Les noces funèbres
Titre original : Corpse Bride
Réalisation par Tim Burton et Mike Johnson
Avec les voix de Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Emily Watson, Tracey Ullman, Paul Whitehouse, Joanna Lumley, Albert Finney, Richard E. Grant et Christopher Lee en V.O.
Au XIXe siècle, dans un petit village d'Europe de l'est…
Nell et William Van Dort sont un couple de parvenus. Leur fortune vient d’une conserverie de poissons. Ils ne rêvent que d’une chose : appartenir à la haute société, ce que leur manque de finesse et leur trop récente richesse ne leur permettent pas. Ils ont un fils, timide et rêveur, Victor. Maudeline et Finnis Everglot sont les éminents descendants du Duc d’Everglot mais ils ont aussi leur trésorerie à sec. Ils ont une fille, charmante et délicate, Victoria. Voilà que les deux familles décident d’unir leurs enfants, l’une pour remplir ses caisses et l’autre pour accéder enfin au monde très fermé de l’aristocratie locale. Lors de la répétition du mariage Victor, très gauche, se fait renvoyer par le très austère pasteur. Dépité il fuit et se retrouve en forêt a rejouer la scène des épousailles. Glissant l’alliance à ce qu’il pense être une branche d’arbre il épouse le cadavre d’une jeune mariée en robe blanche et traîne de tulle. Il se retrouve donc au Royaume des Morts mais ne peut oublier Victoria qui l’attend…
Sur le même principe que L’étrange Noël de Mister Jack, Tim Burton nous régale d’un conte morbide sur l’amour. Les marionnettes sont très réussies et celle de la mariée morte est d’une parfaite beauté abîmée. La vie au royaume des morts est beaucoup moins triste que la vie réelle : les couleurs sont plus vives, les morts chantent et s’éclatent dans des bars pendant que les vivants s’ennuient et se morfondent dans la grisaille puritaine du dessus. La musique est prohibée ou presque, les traits sont tirés, les sourires inexistants. Une légende russe, un réalisateur excentrique et la normalité prend des allures de monstruosité et l’au-delà devient un paradis. De quoi démystifier la Mort.
300
Réalisé par Zack Snyder
avec Gerard Butler, Lena Headey
Synopsis (merci Comme au cinéma)
Xercès, le roi Perse, veut conquérir le monde. Avec son armée d’un million d’hommes, il fait soumettre des centaines de nations à sa volonté. Le tyran menace, aujourd’hui, les cités grecques et en particulier, Sparte. La folie colonisatrice de ce souverain le mènera à insulter l’honneur du roi Léonidas. Son arrogance et sa soif de pouvoir lui feront oublier les faiblesses de son armée. Xercès possède un million d’hommes, mais Léonidas, lui, commande 300 guerriers, prêts à tout pour défendre leur liberté… Le jour de la bataille de « Thermopyles », la terre tremblera, les boucliers se briseront, le sang coulera… Mais les spartiates ne tomberont pas…
Mon avis
Gladiator a marqué le retour d’un genre dépassé : le péplum. Seulement Ridley Scott avait placé la barre un peu haut et les films qui ont suivi n’étaient pas bon voire franchement très mauvais (Vercingétorix : La légende du druide roi avec Christophe Lambert, Troie avec Brad Pitt et Alexandre le Grand d'Oliver Stone avec Colin Farrell). Et voilà maintenant que Jack Snyder (le réalisateur de L’armée des morts) s’attaque à l’adaptation de 300, un roman graphique de Frank Miller (Daredevil, Elektra, Sin City tous adapté au cinéma avec plus ou moins de bonheur). Alors ça donne quoi 300 ?
Visuellement c’est superbe bien que sanguinolent. Rien n’est épargné au spectateur : les lances transpercent les corps, les membres volent (au ralenti c’est plus joli) et le sang jaillit des membres coupés (vous vous souvenez de la scène de Kill Bill où Uma Thurman se bat contre un groupe de japonais et que ça pisse le sang de partout ? c’est un peu le même effet). Et pourtant graphiquement c’est très beau et le spectateur ne ressent aucun malaise (ce n’est pas un film d’épouvante…). On se rapproche de l’esthétique de Sin City mais au lieu d’un film en noir et blanc on a un films sépia avec une saturation extrême des rouges. Les 300 spartiates, de vrais guerriers, sont des montagnes de muscles bien huilés. La reine Gorgo, seul personnage féminin du film, n’est pas un simple faire valoir mais se retrouve aussi à lutter avec ses armes.
Visuellement magnifique donc. Allons voir du côté du scénario maintenant. C’est simple, il tient sur quelques lignes (si vous lisez le synopsis vous savez tout, si en plus vous connaissez l’histoire antique vous connaissez aussi la fin du film…). Après le prologue introductif sur l’éducation des enfants Spartes (eugénisme, éducation à la dure, violence...) l’histoire se résume à une perpétuelle bataille fantastique contre des soldats perses d’abord puis contre des créatures fantastiques ensuite (merci les images de synthèse). Ne cherchez pas non plus la réalité historique, 300 est un péplum fantastique, lyrique uniquement destiné à vous en mettre plein la vue et les oreilles et à prendre pour ce qu'il est : un pur divertissement à l'esthétique racée. Pari gagné
Les Fils de l'homme
Réalisé par Alfonso Cuaron
Avec Clive Owen, Julianne Moore, Charlie Hunnam, Michael Caine, Pam Ferris
Synopsis (que vous trouvez sur le site officiel du film)
L’Homme, en 2027, a épuisé toutes les ressources de la planète. La dernière naissance remonte à près de vingt ans, et le désespoir a engendré à travers le monde un climat de violence, d’anarchisme et de nihilisme exacerbé.
La Grande-Bretagne est le seul pays à avoir évité cette descente aux enfers, en se dotant d’un régime totalitaire. Devenue l’ultime espoir d’une humanité déboussolée, elle attire à elle des milliers de réfugiés, capturés dès leur arrivée, parqués dans de vastes camps de regroupement et impitoyablement rejetés à la mer. Pour Theo, rien de cela ne compte vraiment, car le militant qu’il fut s’est converti en bureaucrate et paraît résigné à vivre au jour le jour, sans plus se soucier d’un avenir définitivement bouché. Son seul plaisir est désormais de rendre visite à son vieil ami Jasper, et d’évoquer avec lui leurs glorieux combats…
C’est alors que Theo est enlevé sur l’ordre de son ancienne compagne, Julian, chef d’une cellule clandestine qui se bat pour les droits des réfugiés. Julian demande à Theo d’obtenir des papiers pour une jeune femme de l’organisation, Kee, et de veiller à ce qu’elle quitte le territoire en sécurité avec un petit groupe de camarades. Theo accepte, en souvenir de leur amour… et pour une coquette somme.
Au cours de ce périlleux voyage en direction des côtes, Theo découvre la vraie raison de cette mission : Kee n’a rien d’une réfugiée ordinaire. Enceinte de huit mois, elle incarne le dernier espoir du genre humain, le miracle que chacun guettait depuis vingt ans.
Et, dans chaque camp, des hommes sont prêts à tout pour s’emparer d’elle et s’approprier son futur rejeton…
Mon avis
Les fils de l’homme est l’adaptation du roman d’anticipation éponyme de P.D. James, une des « reines du crime » (et oui elle a aussi écrit de la SF…). Le futur décrit est très crédible. 2027 ce n’est que dans 20 ans finalement, il était donc inutile de truffer notre futur de gadgets technologiques à chaque coin de rue (comme des voitures volantes par exemple). Le monde décrit est suffisamment proche du notre pour provoquer un écho et suffisamment sinistre pour nous faire froid dans le dos : épuisement des ressources naturelles, pauvreté, stérilité, pandémies ravageuses, extrémisme de tous genres, attentats, guerres, bref le chaos mondial pour une humanité qui récolte les fruits de ce qu’elle a semé des années plus tôt. La variété de thème et de références aux conflits et problèmes sociaux contemporains nous poussent nous interroger sur le futur que nous allons laisser à nos enfants. Finalement ne vaut-il pas mieux que l’humanité s’éteigne ? L’infertilité des femmes ne serait-elle pas la volonté d’un dieu pour éprouver ses Fils ? Et pourtant une jeune femme est enceinte et porte l’espoir de l’espèce humaine. De nombreux thèmes sont abordés dans Les fils de l’homme. Cela pourrait donner un film moralisateur, pompeux et indigeste. Nous en sommes bien loin. Le réalisateur, Alfonso Cuaron, a capturé la grisaille, la violence, toute la noirceur de ce monde en filmant comme pour un reportage de guerre tout en ménageant quelques respirations par des scènes optimistes, drôles ou lumineuses. Clive Owen est parfait et passe de la passivité au militantisme actif (et à l’héroïsme qui va en découler) avec classe et subtilité, par ses actes et ses décisions et sans discours lénifiant. Michael Caine est excellent en hippie fumeur de ganja. Résistant passif, son sens de l’humour et sa philosophie de vie donnent un peu d’oxygène au spectateur. Julianne Moore, lumineuse et déterminée, aurait mérité un rôle un peu plus consistant. Miriam, le personnage de Pam Ferris, m’a aussi beaucoup marquée.
Un film à voir absolument.




















