26 août 2011

Conan

conanConan

Réalisé par Marcus Nispel

Avec Jason Momoa, Rachel Nichols, Stephen Lang, Rose McGowan, Saïd Taghmaoui, Ron Perlman, Leo Howard

Synopsis
Pour Conan, le légendaire guerrier cimmérien, ce qui avait commencé comme une vengeance personnelle va se muer en combat épique pour sauver Hyboria d’une puissance maléfique surnaturelle. Face à ses ennemis, aux terrifiantes créatures et aux épreuves d’exception qui l’attendent, Conan va peu à peu comprendre qu’il est l’ultime espoir d’un peuple...

Je ne sais même pas pourquoi je fais un billet sur ce film. Il ne vaut pas le temps que je passe derrière mon écran. Vous trouvez que je suis dure là ? Et bien moi pas. Au prix de la place de cinéma (+2 euros pour les lunettes 3D qui fonctionnent par intermittence - Mr Lhisbei a du changer deux fois sa paire pendant la séance, avouons que c'est quand même à la limite du foutage de gueule non ?) on est en droit d'en attendre pour son argent. Et là ce n'est pas le cas. 

D'accord dès visionnage de la bande annonce j'étais un peu réticente mais Mr Lhisbei voulait le voir (et je n'ai rien dit pour ne pas passer encore une fois pour la rabat-joie de service, rôle que j'endosse à merveille en ce moment parce que j'ai du mal à supporter les daubes et, qu'au ciné, il n'y a presque que cela, mais rôle qui horripile Monsieur, donc j'ai pris sur moi, car, oui, mon couple est à ce prix - encore que, là, j'ai trouvé que je payais un peu cher). Et bien même Mr Lhisbei, qui est superbon public et du genre à adorer le dernier blockbuster de Fantasy/SF a été déçu par ce film. Moi je m'attendais à une bouse j'ai eu une bouse ; de ce côté-là, pas de surprise.

Mais alors que lui reprocher à ce film ? Son absence de scénario (une longue suite de petits voyages à travers des contrées aux noms imprononçables et de batailles) ? L'absence de dialogues (et quand il y en a c'est une horreur : "femme tais-toi", "femme tu m'appartiens" ce qui n'empêchera pas la "femme" de tomber amoureuse du macho de service - à cause de ses fesses ?) ? L'absence de jeu d'acteur (mis à part la haute maîtrise du froncement de sourcil et du cri de guerre, Jason Momoa est aussi expressif qu'une moule - il joue mieux dans Stargate Atlantis c'est dire...) ? Tout est bon à jeter (sauf le dentier de Stephen Lang qui joue le méchant - et si ce n'est pas un dentier, il a un bon dentiste plasticien). La psychologie des personnages principaux n'est guère travaillée et les seconds rôles sont en carton-pâte. Les scènes d'action ont presque toutes été vues dans d'autres films (mais mieux filmées). Même les costumes ont un air de déjà-vu. Et là scène finale est, à peine, pompée sur la scène finale du Seigneur des Anneaux (je n'en dis pas plus pour ceux qui n'ont pas encore vu le film et que ma chronique ne découragerait pas d'y aller mais vous m'en reparlerez). Pour le souffle épique on visionnera le Conan avec Shwarzy... Et pire que tout, je n'ai retenu aucun nom : ni ceux des contrées traversés par Conan, ni ceux des personnages... Le film ne m'a pas laissé beaucoup de souvenirs...

Et, puisqu'en début de billet nous parlions de la 3D, cette dernière n'apporte rien pendant les neuf dixièmes du film, si ce n'est un assombrissement de l'image. On y voit rien (et heureusement parce que les "décors" sont moches la plupart du temps). La 3D demande qu'on travaille la lumière et la plupart des réalisateurs manquent de compétences sur ce procédé. 

A la réflexion, je sauverai du naufrage trois acteurs. Ron Perlman, le père de Conan, d'abord. Parce que, lui, joue. Peu de dialogues, une barbe et une chevelure qui lui mangent le visage mais il sait faire passer ses émotions par le regard. Un acteur, un vrai, un bon (qui doit payer sa piscine ?). Leo Howard, qui joue Conan jeune, et s'en sort très bien (y compris dans la relation complexe avec son père qui passe, là aussi, par le regard) et Saïd Taghmaoui dans un second rôle archétypal (le voleur qui s'en sort par une pirouette et une touche d'humour - enfin quand les dialogues le permettent, ici ils ne nous arracheront même pas un sourire) qu'il parvient presque à faire exister alors qu'il n'a pas de matière pour (lui aussi à une piscine à payer ?).

Nous avons vu ce film la semaine de sa sortie. Il ne faisait pas particulièrement beau dans le Nord et ça sentait la fin des vacances. Pour autant la salle était au neuf dixièmes vide... Et quand nous sommes sortis, les commentaires qu'on a pu entendre n'étaient pas des plus élogieux ... Ce film m'a donné une envie, et c'est bien la seule chose de positive que je retirerai de cette séance de ciné, celle lire les superbes intégrales parues chez Bragelonne...

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16 février 2011

Tron l'héritage

tron_l_h_ritageTron l'héritage

Réalisé par Joseph Kosinski

Avec Jeff Bridges, Garrett Hedlund, Olivia Wilde, Bruce Boxleitner

Synopsis

Sam Flynn, 27 ans, est le fils expert en technologie de Kevin Flynn. Cherchant à percer le mystère de la disparition de son père, il se retrouve aspiré dans ce même monde de programmes redoutables et de jeux mortels où vit son père depuis 25 ans. Avec la fidèle confidente de Kevin, père et fils s'engagent dans un voyage où la mort guette, à travers un cyber univers époustouflant visuellement, devenu plus avancé technologiquement et plus dangereux que jamais...

Que dire de ce film ? En dire beaucoup de mal serait facile car le scénario en contient pas une idée originale, certains acteurs ont un jeu basique, les clichés s'empilent et la 3D n'apporte rien. Oui mais ... c'est tout de même la suite de Tron. Tron le premier film à inclure des effets numériques, des effets spéciaux. Tron, le film culte et ultra-référentiel pour les geeks (ce que je ne suis pas) et mordus de SF (ce que je suis un peu tout de même). Ce n'est pas facile d'assumer un héritage pareil. Or ce film ne renie rien : ni les courses de motos, les combats de disque, les costumes à bandes lumineuses (ceux de 1982 étaient déjà kitsch à la sortie du film, ceux de 2011 le seront tout aussi vite) ou les références au premier volet (la Ducati, les jeux d'arcades, le vocabulaire, les mêmes acteurs, l'utilisation des effets numériques pour les rajeunir ... et jusqu'à l'affiche identique). Il aborde des thématiques certes déjà vues et revues (le double, la création, le démiurge, la créature de Frankenstein, le parcours initiatique d'un jeune homme, la révolution numérique etc) mais avec des images léchées, une bande son impeccable - moi qui ne suis pas fan de Daft Punk j'ai trouvé qu'elle collait parfaitement au film, qu'elle le portait tout en ne se faisait pas remarquer - et avec un respect du premier volet qui confine à la vénération. Et c'est bien cette vénération qui conduit Tron l'héritage au naufrage, qui ne lui permet pas d'exister, de respirer. C'est cette incapacité à s'affranchir de son aîné qui le conduit au désastre. Mais, malgré tout, malgré les défauts, j'aime Tron l'héritage  parce que, justement, il ne trahit pas (au moins dans l'intention) le premier Tron. Et le respect est bien trop rare dans le milieu du cinéma pour ne pas être salué.

Lire les avis de Anudar, Les murmures sur le blog d'AC de Haenne, Pitivier, Le Dino Bleu, Christophe Lambert et l'avis du Dino bleu sur le jeu vidéo.

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09 novembre 2010

Hubble

hubbleHubble

Réalisé par Toni Myers

Avec les astronautes Scott D. Altman, Andrew J. Feustel, Michael T. Good, John M. Grunsfeld, Gregory C. Johnson, Michael J. Massimino et K. Megan McArthur et la voix de Leonardo DiCaprio

Hubble est un documentaire de 44 minutes (ce qu'on appelle un moyen-métrage) diffusé en Imax à la Géode sur un écran de 180°. Mr Lhisbei et moi avons donc profité de notre séjour à Paris et de l'exposition Science [et] fiction, aventures croisées, pour nous faire une toile à la Géode.

Permettez-nous de vous présenter la Géode qui accueille l'écran géant. N'est-elle pas sublime ?

(Clic)
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Ensuite voici la bande annonce qui vous donnera un bon aperçu (très partiel cependant) de ce que vous pouvez attendre du film.

Ce film retrace le parcours d'Hubble et nous permet de suivre la dernière mission de maintenance du télescope, mission réalisée par les 7 astronautes de la NASA cités plus haut. Il mélange des images documentaires tournées par Toni Myers sur la préparation des astronautes, à celles du télescope (qui fête ses 20 ans), à celles de la NASA et à celles prises par les astronautes quand Discovery était arrimé au télescope (avec vue imprenable sur la terre). Vu sur l'écran de la Géode (1000 m² et à 180°) c'est tout simplement époustouflant. On se croirait dans l'espace. J'en avais les larmes aux yeux (on ne se moque pas, merci) et, ce même si je n'ai jamais rêvé d'être astronaute (l'espace est un milieu bien trop hostile pour une poltronne comme moi). Le voyage est magnifique, intense et cosmique. Hubble restera définitivement mon chouchou. Lorsqu'il sera mis en retraite il me manquera. Hubble est plus qu'un simple télescope, qu'un assemblage de miroirs, de tubes, de caméras et d'instruments. C'est une porte vers l'infini... Qu'attendez-vous pour prendre un billet et embarquer ?

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23 août 2010

L'apprenti sorcier

l_apprenti_sorcierL'apprenti sorcier

Réalisé par Jon Turteltaub

Avec Nicolas Cage, Jay Baruchel, Teresa Palmer, Monica Bellucci, Alfred Molina

Synopsis
Balthazar Blake est un grand sorcier vivant de nos jours à Manhattan. Il tente de défendre la ville contre son ennemi juré, Maxim Horvath. Balthazar ne pouvant y arriver seul, il engage alors - un peu malgré lui - Dave Stutler, un garçon apparemment ordinaire qui a pourtant un vrai potentiel, pour devenir son apprenti. Le sorcier donne à son apprenti réticent un cours express sur l’art et la science de la magie, et ensemble, ces deux associés improbables vont tenter de stopper les forces des ténèbres. Il faudra à Dave tout son courage, et même davantage, pour survivre à sa formation, sauver la ville et embrasser la fille qu’il aime…

Mon avis
Je me demande pourquoi je ne fais pas un ciné express avec ce film. Je n'ai pas grand chose à en dire. C'est un film « familial » dans toutes les acceptions du terme. Un scénario classique, l'initiation d'un jeune garçon, seul capable de sauver le monde des forces du mal, lisible au premier degré mais avec des références pour que les adultes ne s'ennuient pas trop (un p'tit clin d'œil à Fantasia par ici, à Indiana Jones par là et à Star Wars au passage). Les effets spéciaux sont réussis mais pas novateurs, l'humour présent dans les dialogues ou les situations, les acteurs honnêtes dans leur jeu (bon d'accord ils ne crèvent pas l'écran non plus). L'histoire est positive avec une happy-end et dégouline de bons sentiments ce qui d'habitude me fait sortir de mes gonds. Pourtant, ici, rien de tout ça. Franchement je n'attendais rien de particulier de ce film alors j'ai passé une heure quarante sympa. Le jeune apprenti a un côté geek assez marqué (le geek est à la mode on dirait). Les personnages secondaires bien trouvés (sauf la blonde, aussi plate que sa coiffure). L'apprenti sorcier est le genre de film que je qualifie de « honnête » ou de « propre ». Un film pas prise de tête qui s'annonce comme tel et qui remplit son contrat. Idéal pour l'été, quand la pluie vous oblige à déserter les transats.

Lire aussi les avis de SFU, Elbakin, Trillian, The Bursar, Isleene, Lylin Kirjahylly.

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20 juin 2010

Ciné express (1)

Récemment je suis allée voir au ciné quatre films Le choc des Titans, Iron man 2, Robin des bois et Prince of Persia : les sables du temps.

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robin_des_bois_affiche1_petit_format prince_of_persia_affiche_2

Leur point communs ? Ils sont tous sortis du même moule :

  • Un héros plus ou moins charismatique : moins dans le cas de Jake Gyllenhaal et de Sam Worthington.
  • Un méchant. Raté : l'oncle du Prince Dastan joué par Ben Kingsley dans Prince of persia (qui recycle le personnage qu'il a joué dans Thunderbirds) ; le roi Jean mal incarné par Oscar Isaac ; Sam Rockwell dans Iron man 2. Ou réussi quand il est incarné par Mickey Rourke ou Mark Strong (Robin des bois réussit donc l'exploit d'avoir un "bon" et un "mauvais" méchant)
  • des batailles à l'épée, la hache, l'arc...
  • des combats à l'épée ou à main nue ...
  • des duels à ...
  • des seconds rôles féminins en guise de faire valoir : Scarlett Johansson, Gemma Arterton (dans Le choc des Titans et Prince of persia) et Gwyneth Paltrow. La seule a voir un rôle plus consistant reste l'impeccable Cate Blanchett.
  • des effets spéciaux (ratés pour Le choc des titans, à demi réussis pour Prince of Persia, nickels pour les autres)
  • un scénario prévisible
  • une histoire d'amour (vont-ils ... s'embrasser ? n'en demandez pas plus !)
  • une happy end (oui ils s'embrassent, oui le méchant est vaincu)

Dis comme ça c'est un peu vachard. Pour nuancer un peu je peux dire que j'ai passé un bon moment devant Iron man 2, très réussi dans son genre et qui tient sa promesse d'être un bon divertissement. Je peux dire aussi que j'ai bien aimé ce Robin des bois dépoussiéré par Ridley Scott, une "préquelle" au souffle épique. Et puis Russel Crowe est irrésistible, Robert Downey Jr absolument craquant même s'il en fait des tonnes (et encore comparé à Sherlock Holmes je l'ai trouvé assez sobre). Par contre je me suis ennuyée devant Le choc des titans (la seule chose qui m'intéressait était de voir Mouloud ... c'est dire). Je n'attendais rien de Prince of Persia et j'ai donc pu apprécier les abdos et les biceps de Jake à leur juste valeur et sans aucune (mauvaise) arrière pensée. 

Les avis plus constructifs de :

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05 mai 2010

Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec

ad_le_blanc_secLes Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec

Réalisé par Luc Besson

Avec Louise Bourgoin, Gilles Lellouche, Mathieu Amalric, Jean-Paul Rouve, Nicolas Giraud

Synopsis
En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec, jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre. Au même moment à Paris, c'est la panique ! Un œuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d'années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l'oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale. Pas de quoi déstabiliser Adèle Blanc-Sec, dont les aventures révèlent bien d'autres surprises extraordinaires...

Mon avis.
Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec est l'adaptation de la BD éponyme de Tardi. Enfin des deux premiers volumes paraît-il. N'ayant pas lu les BD je ne peux juger de la fidélité de l'adaptation néanmoins Luc Besson a prévu d'adapter toute la série dans une trilogie... Ce film constitue donc le premier volet d'un éventuel triptyque. Que dire si ce n'est que nous sommes sortis assez déçus de la projection Adèle Blanc-Sec ? Et sans envie de voir la trilogie...

C'est loin d'être le meilleur film de Luc Besson, qui nous avait quand même impressionnés avec Subway, Le Grand Bleu, Nikita, Léon et, dans une moindre mesure, Le Cinquième Élément. Ici le film manque de souffle, l'humour n'est souvent pas très drôle (je peux compter sur les doigts d'une main mes éclats de rire), ne vole pas haut (très fin le "caca" du ptérodactyle sur la tête) et le comique à répétition (pour faire évader le professeur Espérandieu par exemple) est d'une lourdeur affligeante. Le scénario rabâche ses classiques, un peu d'aventures, type Indiana Jones, en Égypte, une bonne dose de mélo à Paris, une touche de fantastique avec le ptérodactyle et une pincée d'esthétique Steampunk (corsets, vapeur et engrenages), sans jamais les transcender. 

Le Paris de la belle époque fait l'objet d'une belle reconstitution visuelle. Par contre certains effets spéciaux avec le ptérodactyle sont ratés (on les dirait datés d'il y a 10 ans) et c'est impardonnable pour un film de ce budget. Du côté des acteurs, Louise Bourgoin est très bien mais assez monocorde dans son jeu. Elle n'est guère aidée par son personnage monochrome (cassante, cassante ou cassante au choix) et les répliques parfois pauvre qu'elle doit balancer. Son rôle fait beaucoup penser à sa période Miss Météo sur Canal. Son second rôle dans La fille de Monaco la, mettait paradoxalement, bien plus en valeur que cette tête d'affiche. Les seconds rôles font presque de la figuration et certains frisent le ridicule (le personnage de Jean Paul Rouve). Le seul qui tire son épingle du jeu est la momie qu'Adèle réveille (la voix de l'acteur qui l'incarne y est pour beaucoup).

Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec est une comédie fantastique idiote et ratée qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Lire aussi les avis de Guillaume, Trillian, Laiezza, Papillon, Stemilou, Géraldine, Lulu, Maggie, Aude, Olivier, Neil ...

Posté par Lhisbei à 17:45 - - Commentaires [11] - Rétroliens [0]
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30 avril 2010

Alice au Pays des Merveilles

aliceAlice au Pays des Merveilles

Réalisé par Tim Burton

Avec Johnny Depp, Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway, Crispin Glover, Frances de la Tour...

Synopsis
Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.

Mon avis
Voici ma première déception avec Tim Burton. Tim et moi vivions une très longue histoire d'amour depuis Beetlejuice, histoire d'amour renforcée par Johnny Depp, l'acteur fétiche et Héléna Bonham Carter, la muse inquiétante que l'on ne voit pas assez  sur les écrans. Las, la routine s'est installée et le couple s'est usé. Ce que je reproche à Tim ? Son laisser-aller. Tim ne prend plus la peine de surprendre ses fans avec un scénario original. Il enchaîne les adaptations comédie musicale (Sweeney Todd) ou de livres (Big Fish, Charlie et la chocolaterie, La planète des singes). Ici il s'inspire de deux livres de Lewis Caroll : Alice au pays des Merveilles et De l'autre côté du miroir. Certes tous ses films sont réussis sur le fond et sur la forme car le réalisateur est un virtuose mais ils deviennent routiniers. Tim Burton fait du Tim Burton. Il reste inimitable et talentueux mais on dirait bien qu'il devient un tantinet fainéant (ou qu'il radote au choix mais là cela voudrait dire qu'il vieillit mal et je ne peux le croire). Entendons nous bien. J'ai aimé Alice au Pays des Merveilles et j'ai marché à fond malgré le côté narniesque (il faut tuer un dragon ! quelle originalité...) et l'image beaucoup trop sombre pour la 3D. Mais je suis déçue du manque d'inventivité du réalisateur sur le scénario. Du côté des acteurs principaux là aussi pas de surprise : Johnny Depp et Helena Bonham Carter sont égaux à eux même (malgré la grotesque et ridicule tête de courge de la Reine Rouge - ses "Qu'on lui coupe la tête", loin de faire frémir, prêtent malheureusement plus à rire). Mia Wasikowska tient très bien son Alice. Du côté des seconds rôles, les très bonnes surprises viennent de Crispin Glover, en valet retors, et de Frances de la Tour, en tante Imogène complètement barrée. La grosse déception vient de Anne Hathaway. Je n'ai pas cependant pas réussi à déterminer si cela venait de son personnage de Reine Blanche (aux lèvres disproportionnées) ou de l'actrice elle même qui n'aurait pas su incarner l'ambivalence de cette souveraine. Le film en lui même est, comme tous les films de Tim Burton, riche en références,  visuellement magnifique (décors, costumes, dessins) et parfaitement rythmé. J'en attendais probablement trop.

Lire aussi les avis de Guillaume du Traqueur stellaire, Trillian, Majanissa, Edelwe, Cafarnaüm éclairé, GeishaNellie, Bladelor, Majanissa.

Posté par Lhisbei à 16:50 - - Commentaires [11] - Rétroliens [0]
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12 février 2010

Avatar

avatarAvatar

Réalisé par James Cameron

Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez, Stephen Lang

Synopsis
Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...

Mon avis
Que dire de nouveau sur Avatar ? Le film a été scruté, analysé, décortiqué, critiqué, encensé ou démoli. Il séduit ou rebute mais son exploitation bat des records (d'entrées, de recettes etc.). Avatar est devenu un phénomène médiatique et cinématographique. On a critiqué la 3D (trop ou pas assez), incriminé les lunettes (lourdes et inutiles), la qualité du scénario (vu, revu et rebattu), l'imaginaire de James Cameron (tout a déjà été fait...) et j'en passe.
Commençons donc par les lunettes pour voir en 3D. Je ne porte pas de lunettes, Monsieur Lhisbei lui en porte. Nous avons donc mis nos lunettes, moi sur le nez, lui au dessus de ses lunettes de vue. Nous n'avons pas été gênés pendant les 2h40 du film. Les lunettes de Monsieur Lhisbei lui glissaient un peu sur le nez à cause de l'épaisseur mais c'est bien le seul désagrément que nous avons connu (avec les 2€ supplémentaires à l'achat du billet). Pas de vertiges, de tête qui tourne ou de mal de crâne.
La 3D est-elle indispensable ? Oui. Certes elle n'est pas aussi visible que pour la bande annonce d'Alice de Tim Burton (où le spectateur a l'impression que les objets sortent de l'écran) mais elle offre une profondeur de champ extraordinaire. Le spectateur se retrouve immergé dans le film sans sans rendre compte. James Cameron n'a pas tout misé sur la technologie et évite de sombrer dans le tape-à-l'œil facile et de mauvais goût. La technologie reste à sa place : au service de l'histoire. Parce que, oui, James Cameron nous raconte une histoire et il le fait bien en plus.
Le scénario est plus que convenu c'est vrai. James Cameron assume d'un « c'est  Pocahontas, Danse avec les loup et Jurassic Park dans l'espace ». Mais justement il faut une belle dose de talent pour réussir un film avec une histoire archétypale. Les clichés qui s'enfilent comme des perles donnent souvent de mauvais films. Ici, l'histoire est classique mais bien racontée, bien rythmée, ménage le suspens, provoque l'émotion. Les enjeux (l'avenir d'une planète et de ses habitants) reposent sur un seul homme au parcours initiatique bouleversant. Visuellement c'est un spectacle à couper le souffle. Les personnages, la faune, la flore sont extraordinaires. Le film est porteur de messages écologiques, économiques et sociétaux propres à remettre les idées en place et l'être humain dans une perspective plus humble (nous ne sommes pas les maîtres de l'univers...). Prenez tous les ingrédients pour faire un bon film, mettez James Cameron et une équipe de passionnés au travail et savourez le résultat. Un film à voir et à revoir.

Lire aussi les avis de SFU, Don Lo, Lionel Davoust, La conquête de l'espace, Viclay, Traqueur Stellaire, Cachou, Chrestomanci, Nane, Aperto Libro, Clarinette, Y'a de la joie, Le capharnaüm éclairé.

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10 janvier 2010

L'Imaginarium du Docteur Parnassus

l_imaginarium_du_docteur_ParnassusL'Imaginarium du Docteur Parnassus

Réalisé par Terry Gilliam

Avec Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell, Christopher Plummer, Lily Cole, Verne Troyer, Tom Waits ...

Synopsis
Avec sa troupe de théâtre ambulant, " l'Imaginarium ", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes...

Mon avis
Un réalisateur doit avoir une belle dose de talent pour réussir un film lorsque son acteur principal décède au milieu du tournage. Terry Gilliam en a du talent, heureusement, car il a réussi son film malgré la mort de Heath Ledger. Il a retravaillé son scénario, embauché de nouveaux acteurs pour tourner les scènes manquantes (et imaginé un astucieux tour de passe-passe! pour que le changement d'acteur soit "normal" ou logique) et réussi son film. Le casting est fort bien choisi. Lorsque Tony, le personnage de Heath Ledger, passe à travers le miroir, il est incarné tour à tour par Johnny Depp, Jude Law et Colin Farell. Mention spéciale à ce dernier dans l'incarnation la plus noire et la plus vile de Tony et à Tom Waits en diable aux apparences de lord anglais avec chapeau melon, parapluie-canne et cigare. Christopher Plummer est impeccable bien que son personnage de soulard manipulateur ne soit pas des plus sympathiques. Visuellement, l'imaginaire de Terry Gilliam est époustouflant que ce soit dans le monde réel (la roulotte, toute en mécanismes grinçants et en coins et recoins mystérieux, est exceptionnelle) que dans le monde de l'esprit, saturé de couleur et onirique à souhait. Seul défaut du film la première demi-heure, permettant la mise en place de l'intrigue et des personnages, est un peu longuette. Mais ensuite le film tient ses promesses et nous emmène très loin. Et quand on voit Heath Ledger qui crève littéralement l'écran on se dit que la vie (et surtout son pendant) est mal fichue. L'imaginarium du Docteur Parnassus marquait, après Les Frères Grimm, la seconde collaboration entre Heath Ledger et Terry Gilliam : ils auraient pu former un couple acteur-réalisateur aussi formidable et emblématique que celui formé par Johnny Depp et Tim Burton...

Lire aussi les avis de Ys, Cachou, Fashion, Virginie, Trillian.

Posté par Lhisbei à 10:57 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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03 décembre 2009

Hors du temps

Hors_du_tempsHors du temps

Réalisé par Jean-Teddy Filippe avec Natacha Lindinger, Bruno Todeschini, Philippe Duclos…

Hors du temps est un téléfilm français qui sera diffusé par Arte le 15 décembre 2009 à 23 h et à ne pas confondre avec le film au titre éponyme qui passe en ce moment dans les salles dont le titre en VO est The Time Traveler's Wife.

J'ai eu la chance de voir Hors du temps en avant première aux Utopiales de Nantes, le 1er novembre. La séance s'est déroulée en présence du réalisateur, Jean-Teddy Filippe.

Dans laboratoire de recherche, isolé sur une île du bout du monde, le professeur Franz Ostermeier est en pleine expérimentation sur le cerveau de Mab, un chimpanzé femelle. Il s'agit d'une expérience de physique quantique sur le temps semblable à celle du chat de Schrödinger. Pendant une seconde Mab est à la fois morte et vivante. Hélène, qui vient vérifier l'avancée des travaux de recherche, débarque sur l'île avec une journée d'avance et va se retrouver piégée dans une boucle temporelle que l'expérience à créé. La seconde devient une journée pour les scientifiques présents sur la base au moment de l'expérience...

Peut-on être à la fois mort et vivant ? Peut-on vivre dans un temps et être mort dans un autre ? Le scénario, habilement construit, balade le lecteur de questions en questions et brouille les frontières de la réalité. La construction du film (répétition de la même journée avec à chaque palier une subtile dégradation) fait monter la tension du spectateur. De boucle temporelle en boucle temporelle l'angoisse du temps qu'on ne maîtrise pas se fait plus prégnante. La fin du film éclaire le spectateur. Le réalisateur réussit l'exploit de ne pas nous perdre en route. Les acteurs sont saisissants. Un film vertigineux, intelligent, chiche en effets spéciaux (il n'en a pas besoin). Un film de SF qui se souvient que dans science-fiction on trouve science et fiction : à partir d'un postulat scientifique il construit une fiction impressionnante.   

Posté par Lhisbei à 17:42 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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