RSF Blog - le blog du Répertoire de la Science Fiction

Le RSF Blog est le blog du Répertoire de la Science-Fiction. Nouvelles de la galaxie des littératures de l'imaginaire, critiques livres, critiques ciné. Au menu : de la SF, de la Fantasy et une petite dose de fantastique.

10 octobre 2009

District 9

district_9District 9

Réalisé par Neill Blomkamp

Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope, William Allen Young, Robert Hobbs, Kenneth Nkosi, Nathalie Boltt, Nick Blake, Jed Brophy, Vanessa Haywood...

Synopsis
Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre...Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire...Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s'occuper de leur transfert. L'un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l'homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu'une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien. Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9...

Mon avis
Groggy.
Nous sommes sortis de la salle de ciné groggy, sonnés et sans voix.
Difficile maintenant de rédiger un avis sur ce film. D'autant plus que d'autres comme Guillaume du Traqueur Stellaire en ont déjà très bien parlé. District 9 débute comme un documentaire et très vite le spectateur prend en grippe  Wikus, petit employé de la MNU qui doit sa promotion au fait qu'il est marié à la fille du patron. Patron qui n'aura aucun scrupule à le transformer en cobaye par la suite ... Cette partie documentaire, très réaliste, est souvent vue comme une métaphore de l'apartheid. Oui mais pas seulement. C'est aussi une critique déguisée mais virulente sur nos sociétés modernes plus intéressées par les profits générés par les guerres (les grandes puissances sont les premiers fournisseurs en armes du reste de la planète) que par la (sur)vie de l'espèce (humaine et, ici, non humaine). Nos institutions mondiales, nos gouvernements (et nous) n'en sortent pas grandis.  Progressivement, le film bascule dans un film d'action plus classique (mais fort bien filmé)  pour suivre la traque d'un Wikus en pleine mutation. Wikus  trop lâche, ne deviendra jamais un héros mais sa mutation lui apportera un peu plus d'humanité.

Neill Blomkamp porte un regard sans complaisance sur l'espèce humaine, regard appuyé par une réalisation musclée et sans défaut. Nous sommes sortis de la projection sonnés.  On est très loin du film de SF hollywoodien et de ses schémas narratifs éculés et c'est très bien comme ça.  District 9 est le film à ne pas rater cette fin d'année.

Le pire dans cette histoire est là : si ces évènements se produisaient, ça se passerait probablement comme ça. Et ça ne donne pas envie de faire confiance à son prochain. 

Lire aussi les avis sur Avis de Vicklay, Chronic'Art, Télérama.

Posté par Lhisbei à 10:52 - Ciné & DVD - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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30 août 2009

Inglourious Basterds

inglorious_basterdsInglourious Basterds

Réalisé par Quentin Tarentino

Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Eli Roth, Diane Kruger, Michael Fassbender, Daniel Brühl, Til Schweiger, Gedeon Burkhard, Mike Myers ...

Synopsis
Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma. Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...

Mon avis
Je ne m'attendais pas à ça. Disons le tout net c'est M Lhisbei qui voulait voir ce film. Moi, je n'aime pas les films de guerre et Inglorious Basterds, même réalisé par Quentin Tarentino (dont j'aime bien les films), entrait dans cette catégorie. Je m'attendais donc à un film de guerre ou d'action mais pas à ce film là. L'action est là mais pas tant que ça, la guerre aussi mais pas à la manière traditionnelle dont on l'entend. Inglorious Basterd est plutôt filmé à la manière d'un western avec embuscades et scalps,  et longs dialogues entre méchants et gentils autour d'un verre au saloon. Le film est découpé en 5 chapitres et tous ont un ton différent. Le premier chapitre, un long dialogue dont la tension dramatique noue les tripes et qui  introduit Hans Landa, le Chasseur de Juifs, est impressionnant. Le découpage en chapitre, par l'ellipse de scènes non essentielles, permet aussi de maintenir le rythme du film. Les acteurs sont bons avec une mention spéciale à Christoph Waltz, en traqueur de juif polyglotte, salaud et sadique. Un point en moins à Brad Pitt qui cabotine un peu trop à mon goût. Les actrices sont excellentes en plus d'être belles, les explosions spectaculaires et la violence filmée sans complaisance ni pudeur excessive (la Tanrentino's touch est bien présente). Et le final est digne d'une belle uchronie ce qui a décuplé mon plaisir. 

Lire aussi l'avis de Guillaume.

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12 juillet 2009

Watchmen - Les Gardiens

watchmenWatchmen - Les Gardiens

Réalisé par Zack Snyder

Avec Jackie Earle Haley, Patrick Wilson, Malin Akerman, Matthew Goode, Billy Crudup, Jeffrey Dean Morgan...

Synopsis
Aventure à la fois complexe et mystérieuse sur plusieurs niveaux, "Watchmen - Les Gardiens" - se passe dans une Amérique alternative de 1985 où les super-héros font partie du quotidien et où l'Horloge de l'Apocalypse -symbole de la tension entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique- indique en permanence minuit moins cinq. Lorsque l'un de ses anciens collègues est assassiné, Rorschach, un justicier masqué un peu à plat mais non moins déterminé, va découvrir un complot qui menace de tuer et de discréditer tous les super-héros du passé et du présent. Alors qu'il reprend contact avec son ancienne légion de justiciers -un groupe hétéroclite de super-héros retraités, seul l'un d'entre-eux possède de véritables pouvoirs- Rorschach entrevoit un complot inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun et qui aura des conséquences catastrophiques pour le futur. Leur mission est de protéger l'humanité... Mais qui veille sur ces gardiens ?

Mon avis
Watchmen est une uchronie. C'est déjà un bon point. Le film est réalisé par Zack Snyder dont j'avais aimé l'adaptation de 300. Watchmen est aussi une adaptation d'un excellent comic, pardon, roman graphique de DC Comics signé Alan Moore & Dave Gibbons, seul comic classé par le Time parmi les "100 meilleurs romans en langue anglaise depuis 1923". C'est donc avec un a priori positif que je suis allée voir ce film (c'était il y a longtemps mais si mon billet peut vous donner envie de le voir en DVD ou Blue-ray...)

1985, les USA ont gagné la guerre du Vietnam, Nixon entame un cinquième mandat, la guerre froide est à son paroxysme et le monde est à 5 minutes d'une apocalypse atomique. Depuis les années 30 des super-héros font régner l'ordre et la justice (celle du gouvernement of course), matent les insurrections, gagnent les guerre pour le compte des USA. Leurs noms ? Rorschach, Le Hibou, Le Spectre Soyeux, Ozymandias, Dr Manhattan, Le Comédien... Tous sauf le Dr Manhattan (un scientifique dont l'expérience a mal tourné) sont des super-héros de père en fils et n'ont pas de réelles facultés hors du commun. Mais le gouvernement a fini par les mettre à la retraite sous la pression des électeurs qui demandaient des comptes. Seul le Dr Manhattan continue de travailler pour l'état... Jusqu'au jour où l'un des retraités se fait assassiner. Et là hop de multiples théories du complot s'enchaînent pour mieux perdre le spectateur. Qui est un « bon » ? Qui est un « méchant » ? Qui veut la peau des Watchmen ? Leur peau vaut-elle la peine d'être sauvée d'ailleurs ?

Le début est un peu difficile à suivre. Pendant la première demi-heure les flash-backs se succèdent pour poser le contexte, ancrer le spectateur dans cette réalité alternative. C'est un peu long et cela semble fastidieux mais ils sont indispensables à la bonne compréhension du reste du film. Ensuite les 2h10 restantes passent très très vite. Et l'a priori positif se transforme en avis positif tout court. Ce film, qui change des films de super-héros classiques alignant les clichés, est à voir impérativement.

Absolument. 

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13 juin 2009

X-Men Origins : Wolverine

x_men_origins_wolverineX-Men Origins: Wolverine

Réalisé par Gavin Hood

Avec Hugh Jackman, Danny Huston, Liev Schreiber, Aaron Jeffery, Lynn Collins, Taylor Kitsch, Ryan Reynolds, Dominic Monaghan, Daniel Henney, Kevin Durand, Troye Mellet, Will.I.Am    

Synopsis
Le film Wolverine nous fait découvrir les origines du plus rebelle des héros Marvel et son histoire avant les événements de la Trilogie X-Men. Hugh Jackman reprend son rôle fétiche de héros au pouvoir de régénération convoité par l'armée, et impitoyable jusqu'au bout des griffes. Après avoir intégré le programme militaire « Weapon X » qui transforme les mutants en armes vivantes, Wolverine n'a de cesse de retrouver ceux qui ont tué son père et la femme qu'il a aimée.

Mon avis
X-Men Origins : Wolverine nous raconte la "naissance" de Wolverine tout en se plaçant dans une "préquelle" aux autres films de la franchise X-Men (quand on a épuisé les suites on fait des "prequel" à Hollywood). Les précédents X-Men nous avaient donné envie de mieux connaître le bad boy des mutants, Wolverine, le rebelle au blouson de cuir, à la moto puissante et au cigare à demi-mâché, musculeux à souhait, incarné par le very sexy Hugh Jackman... Ici le spectateur est servi. Il trouve tout ce qu'il attendait : Hugh Jackman sexy, une histoire d'amour qui finit mal, des expériences démentielles, des mutants, de la souffrance, du sang et des larmes... Forcément c'est prévisible de bout en bout. Bien sûr on ne demande pas à ce genre de film de nous surprendre, ni d'être novateur. Alors même si on a l'impression que le budget du film est passé dans le cachet de Hugh Jackman et dans les effets spéciaux et qu'il ne restait plus rien pour les scénaristes (même si ce genre de film n'en a pas vraiment besoin) ou pour les second rôles (qui n'ont pas beaucoup de matière à jouer), on passe un agréable moment à contempler le beau Hugh devenir Wolverine, et les X-Men devenir ce qu'ils sont...

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31 mai 2009

Star Trek

star_trekStar Trek

Réalisé par J.J. Abrams

Avec Chris Pine , Zachary Quinto, Eric Bana, Simon Pegg, Winona Ryder, Karl Urban, John Cho, Bruce Greenwood, Ben Cross, Leonard Nimoy ...

Synopsis
La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek, mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire.
Dans ce périple semé de dangers, d'action et d'humour, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé.

Mon avis
Avec ce Star Trek j'ai eu l'impression de voir un énième film de SF à grand spectacle hollywoodien (avec les même passages obligés : l'initiation, la mort d'un proche, l'histoire d'amour, la naissance d'une amitié et les bons qui font la guerre aux méchants). Heureusement que les tenues un peu ringardes des membres de l'équipage, la téléportation et le design bien reconnaissable des oreilles de Spock sont là pour nous rappeler que c'est un Star Trek et pas n'importe quel film de Space Opera... J'ai quand même l'impression qu'Hollywood fait le même film depuis des années : les bons d'un côté, les méchants de l'autre, tout le monde se tape dessus et les bons gagnent à la fin (je peux le dire ce n'est quand même pas une grosse surprise). En 2 heures le spectateur aura, en bonus, eu droit à la jeunesse rebelle du héros qui bien évidemment s'amendera et deviendra le meilleur dans sa catégorie, un trauma parental, une histoire d'amour contrariée et une belle amitié. Star Trek est un film mécanique : aucune innovation dans le traitement mais un surenchérissement au niveau des effets spéciaux. Au final le film ne procure aucune émotion. Le spectateur a droit à de belles images de l'espace, de l'action avec des rebondissements toutes les 8 minutes et de belles batailles spatiales

Star Trek est une belle mécanique qui divertit 2 heures (encore faut-il oublier des dialogues indigents ou pseudo-philosophiques et profondément ennuyeux) mais qui ne provoque rien et ne laisse pas de traces. Oubli assuré dans 15 jours.

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04 mai 2009

Underworld 3 : le soulèvement des Lycans

underworld_3Underworld 3 : le soulèvement des Lycans

Réalisé par Patrick Tatopoulos

Avec Michael Sheen, Bill Nighy, Rhona Mitra...

Synopsis
Au Moyen-Age, l'équilibre règne entre les Vampires dirigés d'une main de fer par Victor et leurs serviteurs les Lycans. Mais lorsque la fille de Victor s'éprend de Lucian, un Lycan, c'est le début d'une longue guerre sanglante qui continuera jusqu'à aujourd'hui.

Mon avis
J'avais bien aimé le premier volet de cette saga mélangeant deux archétypes du fantastique : les loups-garous et les vampires. Le deuxième opus était déjà moins réussi et moins intéressant (les suites parfois il faut savoir ne PAS les faire). Le troisième volet est une bouse infâme. Et je pèse mes mots. A Hollywood quand on a plus d'idée ou quand on n'a plus assez de matière ou qu'on a épuisé le filon (ici avec seulement deux films), on fait une "préquelle". Au commencement il y avait ... ça permet de recycler tout ce qu'on a déjà mis (mais en mieux) dans les premiers films et de profiter de la franchise pour faire quelques bénéfices facilement. D'autant plus qu'on peut se permettre d'engager des acteurs peu connus. Exit donc la jolie et "classe" Kate Beckinsale et, avec elle, son cachet (trop de chiffres avant la virgule ?). Conséquence logique : le film est un ratage complet. Ici le scénario, plus que bateau, semble avoir été écrit sur une coin de serviette en papier après une nuit de beuverie. Roméo et Juliette au pays de Bram Stoker. Roméo est un lycan, esclave du grand chef des vampires. Juliette est la fille du chef des vampires. Le reste ? c'est comme dans la chanson : ça finit mal en général... et c'est sans surprise. Visuellement les deux premiers volets jouaient sur des tons sombres et urbains. Ici le sombre est resté mais les bois et les châteaux ont remplacé la ville et quelqu'un a oublié de régler le contraste. Le spectateur ne distingue rien correctement. Même les gueules des Lycans, particulièrement travaillées, ne sont pas mises en valeur. Les combats et les effets spéciaux sont plutôt ratés... et si vous retirez les effets spéciaux il ne reste ... rien... parce que le jeu des acteurs, la réalisation et les dialogues font le minimum syndical.

A regarder en mangeant une pizza un soir où il pleut...

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24 décembre 2008

Le jour où la Terre s'arrêta

le_jour_ou_la_terre_s_arretaLe Jour où la Terre s'arrêta

Réalisé par Scott Derrickson

Avec Keanu Reeves, Jennifer Connelly, Kathy Bates, John Cleese, Jaden Smith...

Synopsis
L'arrivée sur Terre de Klaatu, un extraterrestre d'apparence humaine, provoque de spectaculaires bouleversements. Tandis que les gouvernements et les scientifiques tentent désespérément de percer son mystère, une femme, le docteur Helen Benson, parvient à nouer un contact avec lui et à comprendre le sens de sa mission. Klaatu est là pour sauver la Terre... avec ou sans les humains.

Mon avis
Attendu que je n’ai pas vu la version de 1951

Attendu que je suis une fan de Keanu Reeves qui incarne à merveille un ET pas très sympathique

Attendu que je partage la vision pessimiste du réalisateur et des scénaristes et que je souscris aux paroles de Klaatu : « Si la Terre meurt, vous mourez. Si vous mourez, la Terre survit » (dommage que j’en fasse partie de cette humanité qui détruit son écosystème)

Attendu que les effets spéciaux savent se faire oublier et servent le film plutôt que le superviseur des effets visuels

Attendu que le travail sur la lumière, les couleurs (toute une palette de noir, gris, de vert et de marron) donnent une esthétique et une ambiance particulière à ce film

Je déclare que Le jour où la terre s’arrêta est un bon film de SF écologique (même si la fin est un tantinet trop facile et « happy ») qui met une belle petite claque au spectateur. Et que c’est mérité et qu’il faudrait qu’on s’en prenne un peu plus souvent...

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17 décembre 2008

Hellboy II - Les Légions d'Or maudites

hellboy_2Hellboy II Les Légions d'Or maudites

Réalisé par Guillermo Del Toro

Avec Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones, Luke Goss, Anna Walton, John Hurt

Synopsis
Après qu'une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l'Enfer sur Terre est prêt à émerger. Un chef impitoyable qui règne sur le royaume d'en-dessous, renie ses origines et réveille une menace sans précédent : une armée de créatures que personne ne peut arrêter. Maintenant, il est temps pour le super héros le plus indestructible et le plus cornu de la planète de combattre un dictateur sans pitié et ses légions. Il peut être rouge, il peut avoir des cornes, il peut être mal compris, mais si vous voulez que le travail soit bien fait, appelez Hellboy.
Avec ses partenaires du Bureau de Recherche et de Défense Paranormal (B.P.R.D.), sa petite amie pyrokinésique Liz, l'aquatique et empathique Abe Sapien et le mystique protoplasmique Johann, le B.P.R.D voyagera entre notre monde et celui où voguent les créatures que ne peuvent pas voir les humains, où les créatures du monde fantastique sont devenues réelles. Hellboy, créature appartenant aux deux mondes qui n'est accepté dans aucun, devra choisir entre la vie qu'il connaît et une destinée incertaine qui l'attend.

Mon avis
Dans le premier volet nous faisions la connaissance d’Hellboy, démon sorti des Enfers par les nazis qui projetaient d’en faire une arme redoutable puisque diabolique. Récupéré par les « gentils » Hellboy fut éduqué comme un humain par un scientifique et intégra un commando secret appelé pudiquement « Bureau de défense et de recherches paranormales » composé d’êtres fantastiques comme Abraham (Abe pour les intimes) une créature amphibie et Liz une jeune fille capable de s’enflammer au propre comme au figuré. Dans Hellboy 2 on retrouve le même commando, enrichi du professeur Johann Krauss, un ectoplasme qui utilise un scaphandre en guise de corps et donc l’accent allemand est plus que prononcé. Ils vont devoir lutter contre une puissance millénaire et souterraine : celle du Prince Nuada prêt à réveiller les légendaires légions d’Or maudites forgées par des gobelins à l’aube des temps. Dans ce volet, on se rapproche plus de la fantasy urbaine où des créatures féériques ou mythologiques vivent dans en marge des villes. Ici sous le pont de Brooklyn vous pénétrez dans le marché aux trolls, un souk bigarré où Hellboy ne détone plus.
Plus drôle, plus poétique aussi dans la réalisation et dans le choix des créatures et leur rendu à l’écran, plus mythologique encore que le premier volet, le réalisateur est allé puiser aux sources de nos cultures nordiques trolls, gobelins et autres créatures fantastiques. Les effets spéciaux servent le film et, sans tenter d’en mettre plein la vue au spectateur, le laissent abasourdi et émerveillé devant tant de richesse visuelle et tant d’imagination.
Le personnage d’Hellboy est toujours aussi sympathique bien que tête à claque et ses questionnements sur sa relation amoureuse avec Liz nous rappelle son humanité (ça et l’épisode de pré-générique où, enfant, il devait se brosser les dents avant le coucher). D’ailleurs dans cet épisode chacun des protagonistes finit par tomber amoureux même si les histoires d’amour finissent mal en général. Les seconds rôles ne sont pas traités comme des seconds couteaux et le film leur permet d’évoluer et d’exister. Et l’histoire, même si une Légion d’Or maudite a priori, ça fait plutôt sourire, embarque le spectateur sans qu’il ne se pose de questions.

Hellboy 2 est un merveilleux conte et on s’en laisse conter avec plaisir.

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10 décembre 2008

The Dark Knight

the_dark_knightThe Dark Knight, Le Chevalier Noir

Réalisé par Christopher Nolan

Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart, Maggie Gyllenhaal, Michael Caine, Gary Oldman, Morgan Freeman, Cillian Murphy...

Synopsis
Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...

Mon avis
Disons le tout net. Je n’ai pas aimé The Dark Knight. Je n’avais pas aimé Batman Begins avec les mêmes acteurs et le même réalisateur. Pourquoi ? Parce que les deux films sont longs, lourds et ennuyeux. Parce qu’on recommence, on refait tout, on essaie d’effacer les versions précédentes … qui pourtant n’avaient pas à rougir (surtout celles réalisées par Tim Burton). Alors bien sûr ce n’est pas un remake. Non. Les films sont différents mais il est difficile de ne pas regretter Michael Keaton, infiniment plus fin et sombre dans son interprétation que Christian Bale, particulièrement inexpressif. C’est une des caractéristiques d’Hollywood de rendre d'excellents acteurs aussi mauvais ? En tout cas c’est réussi. Difficile aussi de s’attacher à Batman. Un super-héros sans super-pouvoirs c’est l'une des facettes les plus intéressantes de Batman. Sauf que là il est presque devenu un clone de James Bond, affublé d'un costume et d'une cape en guise de smoking et coiffé d'un masque de chauve souris. Avec Lucius Fox dans le rôle de Q et Gordon dans celui de M. Batman en perd de sa saveur.

Du côté des autres acteurs, certains seconds rôles s’en tirent très bien, d’autres dont Maggie Gyllenhaal (dans le rôle de Rachel), sont inexistants. On regrette de ne pas voir plus longtemps en scène Gary Oldman (James Gordon), Michael Caine (Alfred) et Morgan Freeman (Luciux Fox). Tout comme le pauvre Harvey Dent / Double Face (joué très intelligemment par Aaron Eckhart) qui peine à trouver sa place. La genèse de Double Face est complètement écrasée par le « combat » contre le Joker. Le film n’avait pas besoin de deux méchants. Un méchant réussi faisait parfaitement l’affaire. Et c’est ce que nous avons là avec le Joker, brillamment interprété par Heath Ledger (ça n’étonnera personne, surtout ceux qui ont vu Brokeback Mountain).

Le scénario est digne d’un blockbuster made in USA lourdaud et indigeste. Surenchère de méchants, surenchère de courses poursuites, de bagarres, d’actes barbares et fous jusqu’à l’invraisemblable épisode des ferries piégés…  Les scènes d’actions sont entrecoupées de passages pseudo-philosophiques (je suis un gentil pas vraiment gentil puisque la fin justifie parfois les moyens tendancieux que j’utilise) ou d’une bouillie politique à donner des aigreurs d’estomac. Tout ça pour arriver à la conclusion qu’un homme qui n’a pas peur de mourir est libre. Et qu’un homme libre qui décide de n’obéir à aucune règle sauf la sienne devient de facto le plus puissant agent du chaos. Amen. Merci Hollywood d’enfoncer les portes ouvertes.

Non, vraiment, je n’ai pas aimé Batman Begins encore moins The Dark Knight et j’espère ne pas assister à un « nouveau » Batman avec un nouveau Pingouin … mais connaissant Hollywood nous n’y couperons pas. 

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12 novembre 2008

Wall-E

wall_eWall-E

Film d'animation réalisé par Andrew Stanton

Synopsis
Faites la connaissance de WALL-E (prononcez "Walli") : WALL-E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul... Cependant, sa vie s'apprête à être bouleversée avec l'arrivée d'une petite "robote", bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d'elle, WALL-E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsque EVE est rappelée dans l'espace pour y terminer sa mission, WALL-E n'hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite... Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie... Pour être à ses côtés, il est prêt à aller au bout de l'univers et vivre la plus fantastique des aventures !

Mon avis
Comment ne pas succomber à WALL-E dès les premières minutes du film ? Ce petit robot de nettoyage compresse et entasse les ordures, édifiant des gratte-ciels de déchets tout au long de la journée. Puis sa journée de travail terminée, il rentre chez lui, ôte ses chenilles comme d'autres ôteraient leurs chaussures et s'installe pour visionner Hello Dolly en rêvant... car oui, WALL-E rêve. Il passe même son temps à ça : il collectionne les objets que les hommes ont abandonné, leur trouvant une utilité pour le moins insolite, rêve en contemplant les étoiles et espère rompre sa solitude (après tout il est le dernier de son espèce ; ses congénères ayant cessé de fonctionner depuis longtemps). Sa seule compagnie est un petit insecte bondissant qu'il manque parfois d'écraser. A bien des égards WALL-E est bien plus humain que les humains du film, des obèses apathiques qui se sont réfugiés dans un vaisseau spatial  en attendant que la terre redevienne vivable. Entièrement pris en charge par des intelligences artificielles il ne prennent plus la peine d'essayer de penser. Ils se contentent de consommer sans fin. C'est d'ailleurs une belle réussite technique au niveau de l'animation que d'avoir rendu humain un robot non humanoïde qui n'a ni bouche, ni nez, ni sourcil, ni cils... des éléments utilisés pour donner aux objets inanimés des émotions typiquement humaines. WALL-E est donc un film où les héros sont presque totalement muets, EVE ne comptant que quelques mots  de vocabulaire dans ces circuits imprimés.

WALL-E est un film splendide, profond, merveilleux, touchant et très drôle. Les trouvailles (comme par exemple des scènes d'archives jouées par des acteurs en chair et en os) et les références pullulent (2001 l'odyssée de l'espace...).  Les messages humanistes et écologistes sont transmis avec beaucoup de finesse et d'intelligence.

A noter : un court-métrage précédait la projection de WALL-E. Presto, de Doug Sweetland, mettait en scène un prestidigitateur à chapeau (un tantinet sadique) et son lapin réfractaire (tout aussi sadique). Totalement muet là aussi mais irrésistible. Espérons que ce court métrage soit repris dans les bonus DVD ...

Posté par Lhisbei à 18:46 - Ciné & DVD - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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